Bagels

Alors que chez moi, je cuisine toujours à la française, il y a quand même une spécialité montréalaise que j’ai adoptée : le bagel. C’est un petit pain en forme d’anneau. Il est souvent parsemé de graines de sésame mais peut aussi être parsemé de graines de pavot ou d’autres céréales.


A Montréal, deux magasins sont célèbres pour leurs bagels : St. Viateur et Fairmount. Ils sont cités dans tous les guides touristiques du Québec. Les deux magasins se disputent le titre de meilleur bagel de la ville. Parmi les habitants de Montréal, il y a ceux qui préfèrent les bagels de St. Viateur et les partisans de Fairmount. Personnellement je trouve que les deux boutiques se valent. Par ailleurs ils ne sont pas les seuls à faire des bagels. Certains magasins de produits naturels proposent des bagels bio mais ils sont souvent surgelés.


Moi qui m’apprête à déménager, j’espère que les vancouverois sont aussi friands de bagels que les montréalais.

 


Bagel de luxe au saumon fumé

 


Bagel au fromage à tartiner et aux noix

 


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Manger bio à Montréal : où s’approvisionner

Cet article est la suite de Manger bio à Montréal : l’étiquetage


guide bio nature équitableFaire ses courses de produits bio nécessite d’être vigilant et de bien lire les étiquettes parce que ce n’est pas évident de s’y retrouver entre les différents logos. J’ai appris à faire attention mais j’avais un autre problème : les quelques magasins de produits naturels que j’avais repérés étaient assez loin de chez moi. « Comment m’approvisionner en aliments bio sans aller à l’autre bout de la ville? » me demandais-je en regardant mon frigo vide. Apparemment je n’étais pas la seule habitante du Québec à me poser la question puisque les éditions du Petit Futé ont publié en 2005 un guide bio nature équitable pour le Québec.

Ce petit livre très utile recense tous les magasins de produits naturels du Québec, les boulangeries, les restaurants végétariens, les herboristeries, les magasins de cosmétiques naturels et les fermes du réseau de l’agriculture soutenue par la communauté (l’équivalents des AMAP ou « paniers bio » français). On y trouve aussi des informations sur les loisirs nature, les associations environnementales, les écomusées, les friperies et les ressourceries (qui remettent en état et revendent les objets dont les gens ne veulent plus). En résumé, le guide bio nature équitable est un concentré de toutes les bonnes adresses pour les personnes sensibilisées à l’écologie et au bio.


logo du site ZetikaDans le même ordre d’idées, le site internet Zetika ( http://www.zetika.com/repertoire-de-la-consommation/ ) est un autre outil qui liste les magasins où acheter des produits bio, écolo ou équitables près de chez soi (pour la liste des magasins bio, cliquez sur « Marché d’alimentation naturelle »).

 


En ce qui me concerne, j’ai bien épluché le guide du Petit Futé et le site Zetika et j’ai du me rendre à l’évidence : j’habite un quartier sinistré question bio. Pour aller au magasin de produits naturels le plus proche, il faut que prendre le bus et en plus il n’a pas un très grand choix de produits. Donc je fais avec ce que je trouve et de temps en temps on se bloque 2h pour aller faire un plein au marché Jean Talon ou à l’épicerie (= supermarché) Provigo Mt-Royal, St-Urbain qui offrent un plus grand choix de produits bio.

Manger bio à Montréal : l’étiquetage

En atterrissant à Montréal, j’étais étonnée de ne pas voir de magasins bio. Quand je repérais le mot « nature » sur une vitrine, il s’agissait en général de magasins qui vendent des compléments alimentaires. Je ne crois pas qu’il y ait en France l’équivalent de ces boutiques remplies de pots de pilules qui ont toutes des usages différents.

 

A mon arrivée, j’ai donc commencé par acheter quelques aliments bio trouvés en supermarché.

J’ai quand même repéré quelques magasins de produits naturels au cours de mes déplacements dans la ville. On parle de magasins de produits naturels car ils vendent à la fois des produits biologiques et des produits non biologiques, à la différence des magasins bio français qui ne vendent que du bio. Ainsi, au Québec, dans le même rayon cohabitent des confitures bio (à base de fruits qui n’ont pas été traités aux pesticides chimiques) et des confitures à base de fruits issus de l’agriculture conventionnelle (traités aux pesticides chimiques). Cela demande donc d’être attentif quand on fait ses courses si on ne veut pas payer le prix fort pour des produits qui n’ont pas la valeur ajoutée que représente un label bio.

D’autre part, il n’y a pas de label officiel bien identifiable comme il existe en France, en Europe ou aux Etats Unis.  

Quelques exemples de labels bio officiels :

Label bio français


Label bio français


Label bio européen

Label bio européen


Label bio américain


Label bio américain

 

Pour repérer qu’un produit est bio, il faut qu’il y ait écrit « biologique » ainsi que le nom de l’organisme certificateur (par exemple Ecocert Canada). Sur le site du Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), on peut trouver les normes biologiques de référence du Québec, le logo Bio Québec (que je n’ai presque jamais vu en magasin) ainsi que la liste des organismes de certification accrédités par le Québec.
Les organismes de certification contrôlent les producteurs bio pour vérifier qu’ils respectent bien les normes de l’agriculture biologique. Théoriquement le Québec devrait également faire des contrôles mais il n’y a pas d’inspecteur faute de budget (à ce sujet cf cet article publié en octobre 2008 dans le quotidien le Soleil). 

Label bio québécois
Label bio québécois

 

Ne nous plaignons pas, dans les autres provinces canadiennes c’est pire : on demande aux acteurs du bio de s’autoréglementer et il n’y a aucune intervention de l’état. Seuls le Québec et la Colombie Britannique ont un programme de certification biologique. Il y a quand même un projet de Règlement sur les produits biologiques pour avoir enfin un label « Biologique Canada » réglementé et valable dans tout le Canada. J’espère que ça va vite aboutir.


1,5 % des exploitations agricoles canadiennes produisent du bio. Ca ne suffit pas pour satisfaire la demande donc beaucoup d’aliments bio sont importés de l’étranger. Dans les rayons des épiceries santé, on trouve des produits canadiens mais aussi des produits d’Europe ou des Etats Unis qui portent différents logos : des logos officiels des pays exportateurs mais aussi des logos privés apposés par les organismes de certification. Bref, avec tous ces logos il y a de quoi en perdre son latin. 

Quelques exemples de labels bio privés (chaque organisme de certification a son propre logo) :

Logo de Québec Vrai      Logo de Québec Vrai   


Logos de Québec Vrai


Logo de Quality Assurance International

Logo de Quality Assurance International


Logos de Ecocert Canada


L
ogos de Ecocert Canada

 


La deuxième partie de cet article est publiée sous le titre Manger bio à Montréal : où s’approvisionner

Actions : comment s’approprier la ville

ACTIONS
ACTIONS
ACTIONS
ACTIONS


Voilà ce qu’on peut lire en lettres capitales sur le mur à l’entrée de l’exposition « Actions : comment s’approprier la ville » présentée par le Centre Canadien d’Architecture à Montréal.


Le ton est donné. On ne verra pas ici des projets utopiques dessinés par des architectes à l’imagination débordante. Tous les projets présentés ont déjà une existence sur le terrain. Ce sont des initiatives de personnes lambda qui ont voulu faire bouger les choses à leur niveau et se réapproprier les lieux où ils vivent. C’est un bel exemple face aux discours défaitistes du type « on ne peut rien faire ». Ca nous rappelle qu’on ne peut pas simplement attendre et espérer que les politiques changent notre environnement. Mais surtout ça nous apprend qu’il existe des moyens de rendre sa ville plus agréable à vivre.


Le lien entre la ville et ses habitants est une problématique très intéressante. En général on subit son environnement sans avoir d’influence dessus. Les villes organisent des consultations publiques avant de lancer des travaux mais peu de gens sont au courant de ces consultations, très peu de gens ont le temps d’y participer et ceux qui participent et donnent leur avis ont souvent l’impression de ne pas être écoutés.
Les villes évoluent donc sans que les habitants aient leur mot à dire. Et on se rend compte après coup qu’on a construit des banlieues-guettos qui concentrent la pauvreté, des quartiers de bureaux qui deviennent déserts à la fin de l’après-midi et des voies rapides qui créent des barrières dans des villes.


Comment remettre un peu d’humanité dans la ville? D’abord en se rappelant que l’espace public appartient à tous et donc qu’il nous appartient. L’exposition montre ainsi des initiatives locales qui visent à reprendre possession de l’espace public. J’ai été épatée par ces idées simples mais auxquelles personnes n’avait pensé avant. 

Pour en savoir plus :
Présentation de l’exposition sur le site du musée 

J’ai noté les initiatives qui m’ont le plus plu. Si vous comptez aller voir cette exposition (que je vous recommande vivement), je vous conseille de ne pas lire la suite histoire de garder la surprise. Si vous n’avez pas la chance de venir à Montréal avant le 19 avril 2009, voici quelques projets qui offrent des solutions aux problèmes urbains :


* Freecycle (cycle gratuit), que je connaissait déjà, permet de publier une annonce sur internet pour donner les objets dont on ne veut plus. Car ce qu’on s’apprête à jeter pourrait être utile à quelqu’un d’autre. Il existe un groupe Freecycle à Paris et un à Montréal entre autres. 


* Le groupe new-yorkais Green guerillas (les Guerilleros verts) fabrique des « bombes de semences ». Ces petites boules, mélanges d’argile, de compost et de graine permettent de transformer en espace vert n’importe quel coin de béton.


* A Toronto, Urban Repair Squad (l’escouade de réparation urbaine) réalise des pochoirs avec le dessin d’un vélo à peindre sur le sol. Cela permet de créer sa propre piste cyclable là où il en manque.

pochoir avec le dessin d'un vélo pour créer sa propre piste cyclable
photo Sean Connors (c) creative commons


* Rebar tapisse de gazon des places de stationnement à San Francisco. Ce projet appelé PARK(ing) permet de réaliser l’espace énorme que prend la voiture dans la ville. On se prend à imaginer ce que ça donnerait si toutes les places de parking étaient transformées en jardins.

place de parking transformée en jardin
photo Stewf (c) creative commons


* A l’université McGill de Montréal, le projet « Edible Campus » (campus comestible) a consisté à planter un potager dans des bacs. Cela a permis de reverdir un coin bétonné du campus et les récoltes sont offertes à un organisme qui livre des repas aux personnes âgées. 


* L’architecte sévillan Santiago Cirugeda a écrit un livre appelé Recetas Urbanas (recettes urbaines) qui donne des stratégies d’occupation urbaine. Une de ses idées est d’occuper pendant un temps limité les terrains abandonnés qui sont en attente d’un projet ou d’un permis de construire. Sur ces terrains il installe des bancs et des jeux pour enfants à base de mobilier urbain recyclé.

terrain vague transformé en aire de jeux

 


Vous pouvez voir les autres actions sur le site dédié à l’exposition. Il est possible à chacun de soumettre une action urbaine sur le site pour qu’elle soit elle aussi exposée.


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Chaque jour apporte son lot d’imprévu

jour j+31 : Dégustation des fromages d’importation qu’on a trouvé dans une fromagerie du marché Atwater, un autre marché de Montréal.

pont l'évêque, camembert (au lait cru), fourme d'Ambert

De gauche à droite, un pont l’évêque, un camembert (au lait cru) et un morceau de fourme d’Ambert.
Le camembert était en promotion et nous a coûté 7 $ soit 4,6 €. Je crois qu’il me coûtait dans les 3,8$ (2,5€) à Paris.

jour j+33 : J’essaie de faire un CV québécois en suivant les recommandations d’une conseillère en emploi. Alors qu’en France il est d’usage d’indiquer son âge, sa nationalité, son statut marital et parfois d’ajouter sa photo, ici ces informations sont proscrites dans le CV pour éviter la discrimination.


jour j+35 : Déménagement vers un autre meublé loué pour un mois. L’appartement est moins cher que le précédent mais il a beaucoup vécu et est assez mal insonorisé. On pense chercher mieux pour le mois suivant.
Mon nouveau quartier :

maisons montréalaises

maisons montréalaises

jour j+36 : Rendez-vous avec une conseillère en emploi d’Immigration Québec. Cet entretien est un revival des années noires passées à fréquenter l’ANPE : La conseillère qui lit mon CV en poussant de gros soupirs puis réfléchit à qui elle pourrait m’adresser pour se débarrasser de moi. Pas de chance pour elle, j’ai déjà contacté l’organisme dont elle me parle. Finalement, plutôt que d’avouer son incapacité à m’aider, elle passe une demi-heure à chercher sur son ordinateur les codes des professions apparentées à mon profil.

jour j+37 : Arrivés pour rendre les clés de notre ancien logement, on se rend compte que le propriétaire nous a posé un lapin. On arrive à l’avoir au téléphone et il nous demande de partir en laissant les clés sur la table et qu’il nous rendra plus tard notre caution, il verra ça une fois qu’il aura reçu la prochaine facture de téléphone de l’appartement. Après d’âpres négociations, l’Homme réussit à reprendre un rendez-vous le jour même pour faire l’état des lieux et on finit par récupérer notre caution.

jour j+37 : Le nouvel appartement est envahi par des araignées. Je me réveille au milieu de la nuit persuadée d’avoir vu (dans le noir et sans mes lunettes) une araignée géante descendre du plafond.

jour j+41 : Depuis qu’on a déménagé, j’ai des boutons sur les bras, les jambes et la nuque qui me démangent. Après avoir pensé à l’attaque d’une division d’insectes assoiffés de sang, je me demande si ce n’est pas une allergie ou une manifestation de stress. Ou serait-ce possible que chercher du travail me donne littéralement des boutons?

jour j+43 , 8h : J’écrase deux insectes non identifiés sur le mur de la chambre. Ca fait deux taches couleur sang. J’ai trouvé les responsables de mes boutons. Après une recherche sur internet, j’en déduis qu’il s’agit de punaises de lit. Je suis complètement dégoûtée.

jour j+43 , 10h : Rendez-vous avec une conseillère en emploi d’un organisme qui vient en aide aux immigrants. La personne est beaucoup plus sympa que celle que j’ai vu la dernière fois et m’inscrit à différents ateliers.

jour j+43 , 17h : La propriétaire vient asperger partout du produit insecticide et avoue que ça fait deux ans qu’elle lutte contre ces insectes.

jour j+43 , 23h : On va au lit tout habillés et on laisse la lumière allumée. La nuit va être longue.

jour j+44 : L’Homme contacte un propriétaire qu’on avait vu la semaine dernière. Il est d’accord pour qu’on emménage tout de suite. On passe la journée à déménager nos affaires. Tous nos vêtements vont faire un séjour au séchoir ou au congélateur histoire de s’assurer qu’on n’a pas ramené d’œufs avec nous. En faisant le tri, je m’aperçois que ces sales bestioles, non contentes de me saigner et m’injecter un produit urticant, ont poussé le vice jusqu’à déféquer sur mon pyjama. Je suis un peu traumatisée mais le principal c’est qu’on soit sorti de là et c’est un vrai soulagement.



ajout de 2009 : Si vous comptez venir à Montréal, sachez que la ville subit une invasion de punaises. Lisez ces conseils de prévention (c’est un document pdf). Vous pouvez aussi vérifier si votre futur logement est répertorié sur http://bedbugregistry.com (le site est en anglais, entrez l’adresse sans utiliser d’accents).

L’hiver montre le bout de son nez

De jour en jour, des tentes en plastique apparaissent pour protéger les accès aux garages des pavillons. Un premier signe que l’hiver approche?

tentes devant les entrées de garage à Montréal

jours j+19 à j+22 à Montréal : session d’information sur les réalités socio-économiques du Québec. J’en rapporte un gros tas de documentation

jour j+24 : achat d’un manteau pour moi. J’ai pris un modèle appelé « arctic », un des plus chauds du magasin. J’imagine qu’une vraie québécoise trouverait ce manteau trop épais mais pour moi qui assume ma frilosité je pense que ce sera parfait. Beaucoup de manteaux ont des bordures en fourrure. Pas par coquetterie mais parce que ça tient chaud. Le mien a une bordure en fourrure synthétique. Le duvet du manteau contient des plumes d’oie, du coup j’ai un peu l’impression d’être enroulée dans ma couette.

manteau d'hiver


jour j+27 : C’est reparti pour la recherche de logement car la fin de la location mensuelle approche et là où on est, c’est pas trop ça.

jour j+28 , 23h : Il neige!

jour j+29 : La neige n’a pas tenu (heureusement pour mes chaussures qui prennent l’eau). 
C’est le jour de collecte des matières recyclables.
A Paris, je mettais mes déchets recyclables (emballages plastiques, papier, carton, petit électroménager) en vrac dans un bac à couvercle jaune. La collecte avait lieu deux fois par semaine. Je jetais le verre dans une benne au coin de ma rue.

Dans le quartier de Montréal où je suis, la collecte a lieu une fois par semaine (c’est suffisant car les habitants ont de la place pour stocker leurs déchets). Si j’ai bien compris, on jette dans un bac vert les déchets fibreux (papier, carton) et les contenants en plastique, métal, multicouches (type tétra pak) et verre.

bacs de recyclage montréalais
bacs de recyclage montréalais

jour j+30, 14h : On reçoit nos cartes de résidents permanents avec dessus un petit hologramme en forme de feuille d’érable. Elles vont nous servir de cartes d’identité. Maintenant on peut sortir du Canada et y revenir ensuite sans être bloqués à la douane.

jour j+30, 19h : Achat d’une paire de leggings à porter sous mes pantalons pour être au chaud. Enfin quand je dis leggings j’aurais pu aussi parler de caleçon long mais c’est sûr ça fait moins glamour.

jour j+30, 23h : Un petit bilan après un mois à Montréal? Je dirais que je suis moins paumée que les premiers jours mais pas encore vraiment opérationnelle.

Profiter de Montréal

jour j+9 à Montréal : On fait les magasins pour me trouver des chaussons. Il y a beaucoup de magasins, certains connus, comme H&M, Zara, Esprit ou Mango, et beaucoup d’autres que je ne connais pas. Je ne trouve pas beaucoup de chaussons qui me plaisent, mais je ne vais peut-être pas dans les bons endroits. J’ai même vu des crocs fourrés. Je finis par acheter des grosses pantoufles fourrées, pas très glamour mais chaudes et confortables.

jour j+10 , 12h : Première tentative culinaire avec ce qu’on a trouvé en faisant les courses. L’Homme fait une quiche lorraine avec de la crème sure (pour remplacer la crème fraîche), du bacon (pour remplacer les lardons), du fromage canadien (pour remplacer le comté) et dans un plat à gratin ovale. Le résultat est délicieux, ça nous rassure un peu sur notre survie alimentaire.

jour j+10, 14h : visite du musée des Beaux Arts. La collection est riche d’œuvres de toutes les époques et de toutes les origines. Je découvre avec plaisir des oeuvres que je ne connaissais pas d’artistes que j’aime bien. Les sections dédiées aux arts décoratifs et à l’art canadien sont particulièrement intéressantes.

Marc-Aurèle Fortin, Saint-Siméon
Marc-Aurèle Fortin, Saint-Siméon


jour j+10, 18h : En faisant un tour dans la ville on est tombé par hasard sur un magasin bio. En fait on ne peut pas vraiment parler de magasin bio car là aussi il y a un mélange de produits biologiques et de produits dits « naturels ». On y vend par exemple des savons liquides de la marque « le petit marseillais » ou des infusions « la tisanière » qui ne sont pas bio et sont vendus en grande surface en France. Le magasin s’appelle Rachelle Béry et se définit comme une « épicerie santé ». C’est un peu loin pour y faire mes courses régulièrement mais on a profité d’être là pour faire le plein de savon et de shampoing dans le rayon cosmétiques qui est bien fourni.

jour j+11 , 14h : En sortant du métro, on tombe sur une démonstration d’une station bixi. Le bixi est l’équivalent local du vélib parisien et sera disponible au printemps 2009. Il y aura un abonnement à la journée ou à l’année et les 30 premières minutes seront gratuites.
A Paris le vélib est financé par l’entreprise Decaux en échange de l’exploitation des panneaux publicitaires. A Montréal le vélo en libre-service sera financé par l’argent des parcmètres. Ce sont donc les automobilistes responsables de la pollution urbaine qui paieront pour le développement du vélo et ainsi la réduction de la pollution.

vélo en libre-service à Montréal


jour j+11 , 15h : Ascension du mont Royal. Le parc du Mont Royal, poumon vert de Montréal, surplombe la ville. Les arbres aux feuilles vertes, jaunes, orange et rouges forment un superbe tableau automnal.

jour j+11 , 17h : Quelques réflexions modesques. Je trouve que les montréalaises s’habillent plutôt confortables. Elles arpentent les rues interminables en talons plats. Elles aiment bien les bottes et osent les couleurs, à la différence des parisiennes plutôt adeptes en ce moment du noir et du gris.

 

Emménagement et formalités administratives

jour j+5 à Montréal , 8h : L’Homme a attrapé mon rhume.
jour j+5 , 18h : Après 3 nouvelles visites sous un beau soleil, on opte pour un appartement meublé loué au mois. Le prix est cher mais il est grand, propre et près d’une station de métro.

jour j+6 , 12h : On emménage dans l’appartement. Ca fait du bien de s’étaler un peu. On est dans un quartier résidentiel qui a l’air très calme.
jour j+6 , 16h : Visite au supermarché local. Il y a un rayon de produits biologiques comparable en taille à celui d’un supermarché français. Par contre les produits ont tous des logos différents. Il ne semble pas y avoir un logo national comme le logo français AB ou le logo européen. Les produits bio sont mélangés dans le rayon avec des produits dits naturels qui ne portent aucun label.
Il y a aussi un choix important de produits pour les végétariens.
Les montants sont indiqués sans les taxes donc c’est difficile de se rendre compte du vrai prix des produits.

jour j+7 , 10h : Maintenant qu’on a une adresse, on peut attaquer les formalités administratives. On va faire une demande de numéro NAS, un numéro identifiant qui sert pour les démarches administratives et pour les employeurs. Ce numéro n’a pas d’équivalent en France.
jour j+7 , 11h : On commence le tour des banques. Une fois sur deux, on nous demande de présenter, en plus du passeport, la carte de résident permanent qu’on ne recevra pas avant un mois. On utilise pas mal d’énergie à convaincre les conseillers que notre papier de confirmation de résidence est équivalent à la carte de résident permanent et permet selon la loi d’ouvrir un compte.
jour j+7 , 18h : Au supermarché on nous fait une réduction de 5 cents car on a amené nos sacs de courses et qu’on ne prend pas de sacs de caisse. C’est une bonne idée à mon avis mais je n’ai pas fait attention si les autres clients prenaient ou non des sacs plastiques.
jour j+7 , 21h : On a acheté des canneberges. Crues ces baies rouges sont acides et peu sucrées mais une fois préparées façon confiture par l’Homme, c’est délicieux.

canneberges façon confiture

jour j+8 : Inscription à l’assurance maladie. Fidèle à moi-même j’ai oublié un papier et on est bons pour revenir.

jour j+9 : Ouverture d’un compte en banque et demande de virement à notre banque française.


Maintenant qu’on en a fini avec la paperasse, on va pouvoir profiter de la ville et du beau temps.