Malte après l’averse

À Malte de temps en temps il y a un gros orage avec de fortes pluies. Ca ne dure pas très longtemps, le soleil revient vite en général.

Le problème, c’est que le système d’égouts et de récupération d’eau n’est pas à la hauteur. En effet, à partir d’une certaine quantité de précipitations, les égouts débordent et les rues deviennent des rivières. Les voitures roulent alors en éclaboussant tout sur leur passage jusqu’à ce qu’elles soient empêchées d’aller plus loin par l’inondation.

Le mieux est de rester tranquillement chez soi et d’attendre que toute l’eau s’écoule dans la mer. Sinon vous risquez de vous retrouver les pieds dans l’eau, comme ces estivants pris au dépourvu.

dessin de Malte inondée après une grosse pluie

Un autre article sur le climat de Malte sur ce blog :
Le froid maltais

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Cornichons et autres denrées introuvables

Quand on vit à l’étranger, on apprend à se passer de certains produits qu’on ne trouve pas dans les magasins ou qui sont hors de prix. A Malte par exemple, je ne trouve pas de fromage blanc, de boudin ni certains fromages français. Il y a une semaine j’aurais ajouté les cornichons à cette liste d’aliments introuvables. Mais là je viens de trouver des vrais cornichons au vinaigre dans le supermarché de Portomaso. Ils se cachaient au milieu des cornichons sucrés que mangent les maltais. J’ai attrapé le bocal, j’ai relu plusieurs fois la composition pour être sûre de ne pas me tromper puis j’ai brandi le bocal vers le ciel comme si c’était une coupe du monde de foot.

dessin d'un bocal de cornichons

Nature morte aux cornichons

Pour fêter cette trouvaille, j’ai fait une salade composée avec plein de cornichons.

salade composée

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Notre recherche d’un logement à Malte


Voici la suite de notre installation à Malte. Pour trouver un logement, on fait le tour des agences immobilières de Sliema. On cherche un logement meublé, propre et calme. On voulait prendre une location à court terme mais les agents nous conseillent de prendre une location à long terme d’au moins 6 mois, moins chère, quite à partir avant la fin du bail.


Un agent nous fait visiter un premier appartement. En ressortant, il nous dit qu’il connait bien l’immeuble parce que l’appartement qu’on vient de visiter lui appartient. Il nous fait ensuite visiter un deuxième appartement, qui appartient à un autre agent immobilier. On trouve bizarre qu’il n’ait que deux appartements à nous montrer : le sien et celui d’un de ses copains.


Les jours suivants, on visite avec différentes agences d’autres appartements qui ne sont pas terribles. On revoit notre budget à la hausse et on repart sur des visites. On choisit un appartement avec une vue sur la mer. L’agent appelle la propriétaire et on apprend que le prix du loyer a augmenté de 50 euros. Difficile de savoir si la propriétaire a changé d’avis ou si c’est l’agent qui a menti sur le montant du loyer. On décide de réfléchir parce qu’on n’aime pas la façon de faire.

dessin du Front de mer à Sliema

Front de mer à Sliema


Le lendemain, on part sur un autre appartement, sans vue mais moins cher. On signe le bail avec l’agent. On transporte nos valises jusqu’à l’appartement et on commence à le nettoyer. On est de bonne humeur. Soudain, on se regarde d’un air inquiet en entendant un aboiement de chien. Pourtant on a visité l’appartement deux fois avant et il n’y avait pas signe de la présence d’animaux dans le voisinage. On a raison d’être inquiets. Le chien se trouve sur une terrasse en face de la fenêtre de notre chambre. Apparemment son maître le laisse jour et nuit seul sur cette surface de quelques mètres carrés. Le chien aboie non-stop jusqu’à plus de 3h du matin.


Après une nuit blanche, on va directement à l’agence immobilière. On fixe rendez-vous à l’appartement avec l’agent immobilier et la propriétaire. Sur place, on apprend d’un voisin que les aboiements durent depuis des mois. Ca nous suffit. L’Homme arrive non sans mal à négocier l’annulation du bail. On verse quelques dizaines d’euros à la propriétaire pour payer la nuit qu’on a passé dans son appartement. L’agent immobilier a coopéré alléché par la perspective qu’on loue un autre appartement plus cher.


Cet autre appartement est plus excentré mais, selon l’agent, très calme. On déménage à nouveau nos valises et on signe un nouveau bail. La propriétaire insiste pour être payée en cash. C’est qu’elle ne déclare probablement pas ses revenus de location aux impôts, comme beaucoup de propriétaires à Malte. Même la commission de l’agent est payée en cash. L’appartement est effectivement relativement calme et on passe une bonne nuit de sommeil dont on avait bien besoin.


Maintenant qu’on a un toit sur la tête, on s’occupe de toutes les petites choses à régler lors d’une installation : la banque, le téléphone, internet, l’assurance santé, les changements d’adresse… Et puis on reprend ses habitudes en les adaptant à notre nouvel environnement.


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Arrivée à Malte


Malte, où nous avons déménagé cet hiver, est une toute petite île au sud de la Sicile. On y parle anglais et maltais et elle fait partie de l’Union européenne depuis 2004. Je reprends mon journal d’expat à notre arrivée à Malte.


La première chose qui nous frappe en descendant de l’avion à l’aéroport de Malte, c’est le beau temps. On passe directement de l’hiver à un beau soleil et une température douce. Mais on n’a pas le temps de s’attarder sur la météo. On récupère nos valises, un plan de l’île au stand de l’office de tourisme puis on monte dans un bus qui a visiblement beaucoup vécu. On commence par s’embrouiller avec le chauffeur parce qu’on ne comprend rien aux tarifs. Le chauffeur de bus grommelle quelque chose en maltais et on se dit que ça commence bien. On doit prendre un second bus pour aller à l’hôtel mais là c’est pire, le chauffeur du deuxième bus veut nous faire payer un supplément pour les valises. On trouve ça bizarre et on va au kiosque d’information de la compagnie de bus où on nous explique que c’est normal et que si on prenait le taxi, ça nous reviendrait plus cher. Ce qu’on trouve incompréhensible par contre, c’est qu’apparemment le prix du supplément est décidé arbitrairement par chaque chauffeur de bus. On se résigne finalement à payer notre supplément valise. On comprend surtout que Malte va être un nouveau dépaysement comparé à la France et au Canada.

Vieux bus maltais

Vieux bus maltais


Le bus longe la mer pendant qu’on reprend nos esprits. Les maisons ne ressemblent à rien de ce que je connais. On arrive à l’hôtel à Sliema et on pose nos valise. On achète de quoi grignoter à la supérette du coin et enfin on va faire un tour sur la promenade en bord de mer.


Notre deuxième jour à Malte est occupé à régler des soucis de banques. On n’a pas pris suffisamment d’argent liquide car on pensait pouvoir utiliser notre carte bancaire pour retirer de l’argent mais ça ne marche pas. La situation finit par se débloquer et on peut retirer de l’argent.


Ce jour là, on trouve un supermarché un peu plus grand pour acheter à manger. Ca reste un petit supermarché par rapport à ceux dont on a l’habitude mais pour Malte où tout est petit, c’est un grand supermarché. Les rayons laissent peu de place pour circuler et le supermarché tient sur trois étages. On s’exclame soudain « Mais c’est un Carrefour! ». En effet, même si le supermarché s’appelle officiellement GS, il est aménagé comme un mini Carrefour et vend les produits de la marque Carrefour. Certains produits nous sont familiers mais il y a aussi des différences : on trouve beaucoup de produits italiens et anglais, peu de produits bio par contre et pas de fromage blanc, il y a un rayon avec plein de charcuteries vendues à la découpe, certaines étiquettes en italien ne sont pas traduites…


On commence ensuite à chercher un logement.


A suivre ici : Notre recherche d’un logement à Malte


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Quitter le Canada


C’est plus facile de quitter le Canada que d’y entrer. C’est ce que nous nous sommes dit cet hiver en préparant notre départ de Vancouver. En effet, il nous avait fallu plus d’un an pour immigrer au Canada. Pour partir vers de nouveaux horizons en revanche on a mis moins d’un mois, que je vous raconte en quelques lignes.


Alors qu’une opportunité de partir se dessine, nous prenons des informations sur notre prochaine destination, Malte, une petite île au milieu de la Méditerranée. Il y a déjà deux points positifs : le fait qu’on y parle anglais et que Malte appartienne à la Communauté Européenne (donc pas besoin de visa pour nous). Ca allait nous faciliter l’installation.


On fait le bilan de ce qu’on possède au Canada. On n’a pas de meubles parce qu’on vit dans un appartement meublé mais on a quand même entassé pas mal de choses avec le temps. Tout ce qu’on décide de ne pas emmener est mis en vente sur Craigslist, le site internet de petites annonces locales.


Pour les affaires qu’on veut garder, on achète des cartons et du gros scotch pour les envoyer dans des colis. Argh! Après vérification, on en est à 300 € par colis. On regrette d’avoir acheté les cartons. Après avoir cherché les différentes solutions possibles, on décide de prendre les cartons avec nous en avion en les enregistrant comme bagages supplémentaires (à 50 $ le 1er bagage supplémentaire).


On commence à trier, jeter, vendre et donner mais on a peu de réponses à nos annonces. On fait le tour des concessionnaires pour vendre la voiture mais sans succès. Les affaires n’ont pas l’air très bonnes pour les vendeurs de voitures. On met aussi une annonce sur Craigslist pour la voiture mais ça ne donne rien. L’Homme finit par trouver un concessionnaire un peu plus loin de chez nous qui veut bien acheter la voiture.

vendre sur internet

Ce n’est pas si facile de vendre ses affaires sur internet


Après la vente de la voiture, on résilie l’assurance auto puis la carte de crédit. On donne notre préavis pour résilier internet. Enfin on achète les billets d’avion.


Progressivement, on dit au revoir aux personnes qu’on connait au Canada. Et quelques jours avant le départ, on commence à faire nos valises. On loue une voiture histoire de gagner du temps pour les dernières choses à régler comme la redirection du courrier, la coupure du téléphone ou la dernière lessive à la laverie. On se désinscrit également de l’assurance maladie. Ca se fait simplement et immédiatement sur internet, ce qui est énervant quand on sait qu’il nous a fallu plus de trois mois et d’interminables coups de fils en anglais pour s’y inscrire.


La veille de partir, on donne un livre à la bibliothèque et les affaires qu’on n’a pas vendues (ustensiles de cuisine, vêtements…) à l’Armée du salut. On liquide les dernières pièces de monnaie canadiennes auprès d’une caissière compréhensive en achetant le dîner.


La dernière journée est chronométrée à la minute près. On emballe nos valises et nos cartons. On libère l’appartement. On rend le modem au fournisseur d’accès internet et on ramène la voiture de location au milieu des bouchons (bouchons qui n’étaient pas prévu dans le minutage). On prend la navette jusqu’à l’aéroport. On est à l’heure mais ça n’a plus vraiment d’importance puisque notre avion a 2 h de retard.


Après plusieurs semaines à courir, on attend donc dans le vaste terminal et on fait nos adieux au Canada.


spirit of haida gwaii

The spirit of haida gwaii, une sculpture de Bill Reid à l’aéroport de Vancouver


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Mon processus d’immigration au Québec (2/2)


Je reprends le récit de mon processus d’immigration au Québec au moment de notre entretien à la Délégation Générale du Québec. Le but de cet entretien est de vérifier si les informations qu’on a mises dans le dossier sont exactes, de tester notre connaissance du Québec et surtout notre motivation.

entretien à la Délégation Générale du Québec
L’entretien à la Délégation Générale du Québec


L’entretien s’est bien passé et l’agent nous a dit qu’on était retenus. Nous pouvions donc passer à l’étape suivante : faire une demande de visa à l’ambassade du Canada.


Nouveau dossier, nouveau chèque et nouvelle période d’attente pendant que le Canada vérifiait qu’on n’était pas des criminels et qu’on avait un casier judiciaire vierge.

Au bout de 6 mois, on a reçu les instructions pour passer une visite médicale chez un médecin agréé par l’ambassade du Canada. L’examen médical est obligatoire si on veut le visa. Si vous êtes séropositif ou si vous avez un enfant handicapé, vous ne pourrez pas immigrer au Canada. Je trouve cette discrimination basée sur l’état de santé choquante mais elle a cours depuis des années au Canada et aux États-Unis sans que personne apparemment n’y trouve à redire.

Ayant la chance d’être en bonne santé, 3 semaines après la visite médicale, nous avons reçu « la brune », c’est-à-dire l’enveloppe marron qui contient la confirmation que nos visas sont prêts à être émis.


La procédure a duré un peu plus d’un an entre le dépôt du dossier à la Délégation Générale du Québec et la réception des visas. Ca nous a coûté à l’époque 2000 euros pour deux personnes.


La suite de mes aventures au Québec est racontée dans mon journal d’expat (à lire en commençant par la fin). Je me permets quand même un conseil pour les personnes qui me lisent qui seraient intéressées par l’immigration au Québec : Prévoyez une porte de sortie au cas où ça ne marche pas. Tout le monde n’est pas fait pour immigrer au Québec. Donnez-vous quelques mois pour tester la belle province tout en gardant la possibilité de rentrer en France. Le fait d’avoir un plan B nous a vraiment aidé quand on a commencé à se demander si on était vraiment faits pour vivre au Québec.


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Mon processus d’immigration au Québec (1/2)


Je me suis décidée à raconter les étapes de mon processus d’immigration au Québec parce que de temps en temps quelqu’un me demande comment on fait pour immigrer au Québec. Même si certaines choses ont du changer depuis 2007, j’espère que mon histoire pourra donner une idée de comment ça se passe.


L’histoire de mon immigration commence fin 2006. Ca faisait plusieurs années que l’Homme et moi on caressait l’idée de vivre à l’étranger, mais sans trop savoir où aller ni comment procéder.
Cette année là, l’Homme a entendu parler du Québec qui était ouvert à l’immigration, offrait des perspectives d’emploi, une qualité de vie et un environnement francophone.
Nous sommes alors allés à une réunion d’information organisée par la Délégation Générale du Québec. Une telle réunion est informative mais il faut prendre du recul par rapport à ce qu’on y apprend. En effet les intervenants sont là pour vendre le Québec. Ils insistent sur les points positifs et ne développent pas tous les points négatifs.


Suite à cette réunion, nous avons donc fait quelques recherches sur le Québec. J’ai ainsi parcouru les forums des sites internet Pvtistes et immigrer.com qui parlent de tous les aspects de l’immigration au Québec.

Je mets aussi l’adresse d’un site qui est controversé mais donne une idée de la face sombre du Québec : immigrer contact. Il est à lire si vous commencez à idéaliser le Québec et à y voir le paradis sur terre (cette dérive est très courante quand on décide d’immigrer).

rêverie d'immigrant
Rêverie d’immigrant


De notre côté, après avoir pesé le pour et le contre, nous nous sommes décidés à tenter l’aventure de l’immigration au Québec.


La prochaine étape était de savoir quel visa demander. Il y plusieurs possibilités (détaillées sur Immigration Québec
et Pvtiste ). Nous avons choisi le visa de résident permanent qui permet de rester aussi longtemps qu’on veut au Canada. La sélection se fait par un système de points. Il faut un certain nombre de point pour être accepté comme résident permanent. Ce qui apporte des points : les diplômes, le fait d’être en âge de procréer (le Québec a besoin de renouveler sa population), la maîtrise du français et de l’anglais etc. Sur le site d’Immigration Québec, on peut faire une simulation de demande de visa et savoir si on a ses chances d’être accepté. Le résultat de notre simulation était positif alors on a commencé à remplir le dossier de demande d’immigration.


La préparation du dossier de demande de certificat de sélection du Québec nous a demandé du temps et des efforts. Il fallait récupérer diplômes, bulletins de notes depuis le lycée, attestations d’emploi et de stages… On a du appeler des entreprises et des écoles où on n’avait plus mis les pieds depuis des années pour demander ces justificatifs.


Après le dépôt de notre dossier et d’un chèque de 380 euros, on a attendu 6 mois avant de recevoir une convocation à un entretien à la Délégation Générale du Québec à Paris.
Ce délai peut être plus court si votre profession est classée « en demande » au Québec.
Ce délai peut être plus long et se compter en années si vous habitez en Afrique ou en Amérique du Sud.


On a profité de ces quelques mois pour faire un voyage touristique au Québec, travailler notre anglais et se renseigner sur les ordres professionnels. Les ordres professionnels régissent un certain nombre de métiers au Québec ( cf la liste des professions concernées ). Par exemple, un ingénieur qui a fait ses études ailleurs qu’au Québec va devoir remplir un dossier pour être reconnu par l’ordre des ingénieurs du Québec. Si son dossier est refusé, il ne pourra pourra pas porter le titre d’ingénieur. Parfois, l’ordre professionnel peut demander qu’on refasse toutes ses études au Québec pour valider le dossier. C’est donc important de se renseigner sur les ordres professionnels avant d’immigrer au Québec.


Cliquez ci-dessous pour lire la suite de mon processus d’immigration avec l’entretien de sélection à la Délégation Générale du Québec :
Mon processus d’immigration au Québec (2/2)


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Le meilleur endroit sur terre ?

Au Canada, les plaques d’immatriculation indiquent le nom de la province que l’on habite. Parfois on peut aussi y lire une devise qui caractérise cette province. Les plaques britanno-colombiennes portent ainsi le slogan « Beautiful British Columbia » qui signifie « Belle Colombie-Britannique »
 

plaque d'immatriculation de Colombie Britannique

Je suis d’accord avec cette formule car il y a dans cette région des paysages à couper le souffle. Pour en donner un aperçu, je vous mets une photo d’une plage déserte de Vancouver Island :

plage déserte sur Vancouver Island

À l’occasion des Jeux Olympiques de Vancouver, une plaque d’immatriculation spéciale a été mise en circulation. Elle affiche une nouvelle devise pour la Colombie-Britannique : « The Best Place on Earth » que l’on peut traduire par « le meilleur endroit sur terre ».

plaque d'immatriculation de Colombie Britannique

Cet autre slogan plus prétentieux est aussi plus discutable. Est-ce que la Colombie-Britannique est le meilleur endroit sur terre ? Ca dépend pour qui. J’ai certes rencontré des gens qui disent que la Colombie-Britannique c’est le paradis. Mais j’ai aussi discuté avec des personnes qui étaient impatientes de quitter la région. Je finis sur mon avis perso sur la question, après quelques mois à Vancouver : la Colombie-Britannique, ce n’est pas l’Eldorado mais c’est vivable (sinon je serais déjà partie ;) ).


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Expulsion

Le lendemain de notre emménagement à Vancouver, il y a quelques mois, nous avons été surpris d’entendre un bruit d’aboiement. Le propriétaire n’avait pas mentionné la présence d’un chien dans la maison. L’homme et moi avons échangé un regard inquiet. Nous ne le savions pas encore mais c’était le début d’une nuisance sonore qui allait s’amplifier de jour en jour. Nous avons supporté plusieurs mois de la musique parfois non stop toute la journée et des aboiements de jour comme de nuit.

Plus toute jeune et outrageusement maquillée, la voisine responsable du bruit semblait penser qu’elle pouvait faire la loi dans la maison. Selon elle, elle payait donc elle avait le droit de faire autant de bruit qu’elle voulait. Le propriétaire est allé lui parler sans succès.

Après une nuit de trop sans sommeil, nous sommes allés râler à la mairie, au service dédié aux nuisances sonores. Un officier s’est déplacé pour rappeler à la voisine la loi sur le bruit. Suite à cela, le bruit s’il n’a pas disparu est revenu à un niveau supportable. La vie reprenait un cours normal.

Deux semaines plus tard, nous avons trouvé un avis d’expulsion du propriétaire dans notre boîte aux lettres. C’est assez désagréable de tomber sur un tel courrier le matin quand on vient d’émerger du sommeil.
Ce qui s’est passé c’est que suite à notre plainte la mairie a fait des vérifications et s’est rendue compte que notre appartement était loué illégalement. Evidemment on n’était pas au courant.
On est allé voir le propriétaire qui a littéralement pété les plombs devant nous, nous accusant même d’être à l’origine de ses problèmes. Je suis toujours étonnée de voir jusqu’où peut aller la mauvaise foi. Il était manifestement affolé par la perspective du manque à gagner si il ne pouvait plus louer l’appartement. Par contre le fait qu’on risque de se retrouver à la rue ne semblait pas l’émouvoir plus que ça…

dessin
Illustration : comment la mairie de Vancouver résout les problèmes…


Nous voilà bons pour repartir à la recherche d’un appartement avec seulement 5 semaines avant d’être mis à la porte. Octobre n’est déjà pas une très bonne période pour trouver un appartement au Canada mais là en plus il y a les Jeux Olympiques en février prochain qui font exploser les prix.

Après de nombreux mails et plusieurs coups de fils, nous avons visité trois appartements.
Dans le premier appartement, une jeune maman nous a avoué qu’elle aussi louait illégalement, avec l’argument habituel que tout le monde fait ça dans le quartier.
Dans le deuxième appartement, une grand-mère bien propre sur elle nous a demandé plusieurs références car on parlait mal anglais et donc, selon elle, on ne pouvait pas nous faire confiance.
Un retraité nous a proposé un bail de 15 jours, renouvelable selon son bon vouloir, pour le troisième appartement.

Un peu découragés après ces visites, on a pris rendez-vous pour visiter un autre appartement dans la gamme de prix supérieure. Celui là était correct (et légal!). Le fait que la propriétaire ait immigré au Canada il y a des années et qu’elle ait fait du tourisme en France ont sans doute aidé à ce qu’elle nous loue l’appartement. C’est de là que j’écris ce post aujourd’hui, en savourant la chance d’avoir un toit au dessus de ma tête.

De Montréal à Vancouver

Je reprends mon journal de voyage puisqu’on repart mais cette fois pour Vancouver.
En arrivant à Montréal, on avait 2 valises. Même si on n’a pas acheté beaucoup de choses, on a une valise de plus en repartant. On a surtout accumulé beaucoup de paperasse qu’il faut trier.

Go west!


Jour du départ : La poignée de la valise de l’Homme casse juste avant de partir. Sinon le voyage se passe bien. 5h30 de vol et 3h de décalage horaire. En arrivant à l’aéroport de Vancouver, on achète une carte de bus pour rejoindre l’hôtel. Sous un beau soleil, on parcourt en bus des rues où s’alignent des pavillons avec leurs jardins fleuris. On a réservé un hôtel un peu plus haut de gamme que d’habitude en espérant qu’il n’y ait pas de punaises. Parce que, comme Montréal, Vancouver n’est pas épargnée par les punaises.
Après avoir déposé les valises, on part à la recherche de nourriture. On va au supermarché à côté de l’hôtel. Étonnamment les emballages des produits sont écrits en anglais et en français. On essaie de trouver une salade ou un sandwich mais tout ce qu’on voit n’a pas l’air très comestible. On se rabat sur 2 bols de nouilles chinoises qu’on fera cuire en faisant chauffer de l’eau chaude dans notre chambre d’hôtel.


2e jour à Vancouver : On a encore en mémoire la galère pour trouver un logement à Montréal. Du coup l’Homme a anticipé et répondu à des annonces de location avant de partir. Il a pris rendez-vous pour visiter un appartement meublé ce jour. Le propriétaire nous a déjà fait remplir un questionnaire et a contacté notre précédent propriétaire pour se renseigner sur nous. On décide de prendre l’appartement et on signe un contrat de location avec le propriétaire.


3e jour à Vancouver : On s’installe dans l’appartement après avoir fait l’état des lieux avec le propriétaire. On commence le ménage de l’appartement et on fait quelques courses. Enfin on se pose et on se régale de spaghettis à la sauce tomate.

spaghettis
photo de chooyutshing sous licence Creative Commons


4e jour à Vancouver : Une fois qu’on a une adresse, on peut attaquer les formalités administratives : transmettre sa nouvelle adresse à une douzaine d’organismes, le téléphone, l’inscription à l’assurance maladie, l’échange du permis de conduire… Venant du Québec, les formalités sont quand même plus simples que si on était venu à Vancouver depuis la France. On va aussi chercher des informations sur les cours d’anglais proposés par le gouvernement.


Les jours suivants, on prend nos marques dans la ville.



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