Graffiti dans un champ à Malte

dessin d'un graffiti dans un champ à Malte

Il est rare qu’un graffiti soit en harmonie avec son environnement. En général, il va détonner pour mieux se faire remarquer.
Au contraire, le graffiti que j’ai représenté est comme la légende qui décrit une image. Le mot « ruins » est tagué sur un bâtiment abandonné, qui effectivement menace de tomber en ruines, aux milieu des champs à Malte. C’est peut-être parce qu’il s’intègre si bien dans le paysage qu’il n’a pas encore été effacé.

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Un envahisseur à Saint Paul’s Bay

Les envahisseurs sont des petits personnages tirés d’un jeu vidéo du même nom. Cela fait longtemps que les murs de Paris sont colonisés par des envahisseurs en mosaïque mais je ne m’attendais pas à en trouver à Malte.

dessin d'un envahisseur à Saint Paul's Bay à Malte

Cet envahisseur là se trouve à Saint Paul’s Bay, sur un escalier qui a la forme d’un pylône de pont. Reste à savoir si il est venu seul ou si c’est le début d’une invasion de l’île.

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Graffitis autochtones à Vancouver


Vancouver n’est pas une ville très taggée mais l’art de rue y est quand même présent. La mairie a aussi un programme qui permet à des graffeurs de s’exprimer sur quelques murs autorisés. A Vancouver on voit le même genre de graffitis que dans d’autres grandes villes mais il y a quelques graffitis qui se démarquent car ils sont directement influencés par l’art des amérindiens de la Côte Pacifique du Canada. On y retrouve les motifs stylisés typiques de l’art autochtone. Cet articles présente quelques uns de ces graffitis vancouvérois. Les personnages et les animaux fantastiques entremêlés racontent des légendes des Premières Nations. Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir.


La première photo est celle d’une vitrine à l’abandon. Le graffiti représente un oiseau. Je dirais qu’il s’agit d’un aigle d’après son bec recourbé. Le style du dessin et le choix des couleurs (blanc, noir et rouge) sont caractéristiques de l’iconographie des Premières Nations du Pacifique. Pour elles, l’aigle représente la puissance et la sagesse.


graffiti autochtone

Graffiti situé à l’intersection de Broadway et Fraser Street


La partie gauche et la partie droite de cet autre graffiti pourraient représenter le soleil et la lune. La partie centrale est tronquée mais on peut y reconnaître un poisson. La tête est en haut et la queue en bas. Je pense que c’est un orque à cause de ses dents. Les autochtones voient l’orque comme l’animal qui règne sur l’océan.



graffiti autochtone



Graffiti situé à l’intersection de Pacific Street et Seymour Street
photo de Kyle Pearce sous licence Creative Commons


Le dernier graffiti situé sous le Granville Bridge est plus difficile à décrypter à cause de l’enchevêtrement des personnages.
En bas à droite il est écrit « … and the raven brought the light into the world », ce qui signifie : « … et le corbeau apporta la lumière au monde ». Cette phrase rappelle une légende du peuple haïda selon laquelle le corbeau crée le monde mais un monde obscur à qui il manque la lumière. C’est un vieil homme qui posséde la lumière mais il la garde enfermée dans une boîte. Le corbeau vole alors la lumière au vieil homme et avec cette lumière, il crée le soleil, la lune et les étoiles.
On peut voir un gros corbeau sur la photo : sa tête est à droite et il y a une patte d’oiseau en bas de l’image. Par contre je ne vois aucune trace du soleil. A gauche il y a un visage qui n’a pas l’air content. Peut-être que c’est le vieil homme furieux de s’être fait dérober la lumière?


graffiti autochtone


Graffiti situé sous le Granville Bridge au niveau de la 4ème avenue


N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez du mal à repérer les personnages… ou si vous trouvez le soleil sur la dernière photo.


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