Graffiti dans un champ à Malte

dessin d'un graffiti dans un champ à Malte

Il est rare qu’un graffiti soit en harmonie avec son environnement. En général, il va détonner pour mieux se faire remarquer.
Au contraire, le graffiti que j’ai représenté est comme la légende qui décrit une image. Le mot « ruins » est tagué sur un bâtiment abandonné, qui effectivement menace de tomber en ruines, aux milieu des champs à Malte. C’est peut-être parce qu’il s’intègre si bien dans le paysage qu’il n’a pas encore été effacé.

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Malte après l’averse

À Malte de temps en temps il y a un gros orage avec de fortes pluies. Ca ne dure pas très longtemps, le soleil revient vite en général.

Le problème, c’est que le système d’égouts et de récupération d’eau n’est pas à la hauteur. En effet, à partir d’une certaine quantité de précipitations, les égouts débordent et les rues deviennent des rivières. Les voitures roulent alors en éclaboussant tout sur leur passage jusqu’à ce qu’elles soient empêchées d’aller plus loin par l’inondation.

Le mieux est de rester tranquillement chez soi et d’attendre que toute l’eau s’écoule dans la mer. Sinon vous risquez de vous retrouver les pieds dans l’eau, comme ces estivants pris au dépourvu.

dessin de Malte inondée après une grosse pluie

Un autre article sur le climat de Malte sur ce blog :
Le froid maltais

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Cornichons et autres denrées introuvables

Quand on vit à l’étranger, on apprend à se passer de certains produits qu’on ne trouve pas dans les magasins ou qui sont hors de prix. A Malte par exemple, je ne trouve pas de fromage blanc, de boudin ni certains fromages français. Il y a une semaine j’aurais ajouté les cornichons à cette liste d’aliments introuvables. Mais là je viens de trouver des vrais cornichons au vinaigre dans le supermarché de Portomaso. Ils se cachaient au milieu des cornichons sucrés que mangent les maltais. J’ai attrapé le bocal, j’ai relu plusieurs fois la composition pour être sûre de ne pas me tromper puis j’ai brandi le bocal vers le ciel comme si c’était une coupe du monde de foot.

dessin d'un bocal de cornichons

Nature morte aux cornichons

Pour fêter cette trouvaille, j’ai fait une salade composée avec plein de cornichons.

salade composée

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Un envahisseur à Saint Paul’s Bay

Les envahisseurs sont des petits personnages tirés d’un jeu vidéo du même nom. Cela fait longtemps que les murs de Paris sont colonisés par des envahisseurs en mosaïque mais je ne m’attendais pas à en trouver à Malte.

dessin d'un envahisseur à Saint Paul's Bay à Malte

Cet envahisseur là se trouve à Saint Paul’s Bay, sur un escalier qui a la forme d’un pylône de pont. Reste à savoir si il est venu seul ou si c’est le début d’une invasion de l’île.

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Le froid maltais


Quand on regarde les températures hivernales moyennes à Malte, on pourrait croire que l’hiver maltais est très agréable. C’est trompeur. En effet, quand il ne pleut pas il fait doux dehors mais il fait très froid à l’intérieur des maisons. Avec l’humidité, on a l’impression que le froid pénètre jusqu’aux os et qu’on va littéralement geler sur place.


dehors il fait bon

Dehors il fait bon…


L’autre problème, c’est que les habitations maltaises n’ont pas le chauffage central. Pour se chauffer, chacun se débrouille comme il peut. On peut utiliser la climatisation réversible ou un petit chauffage électrique d’appoint mais ça revient vite cher en électricité (surtout quand on paie le tarif réservé aux non maltais). La plupart des gens ont un petit chauffage au gaz sur roulettes que l’on transporte de pièce en pièce.


Dedans, je reste à côté du chauffage

… mais dedans, je reste à côté du chauffage


De notre côté, on a laissé tomber le chauffage au gaz le jour où il commencé à fuir. Plus tard, la prise de notre chauffage d’appoint électrique a fondu. Alors en ce moment, j’écris mon blog avec 2 pulls et sous le souffle chaud de la climatisation réversible.


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Les toits de Malte


A Malte, les maisons et les immeubles ont tous un toit plat, auquel on accède par un escalier ou avec une échelle.
Je vous entends déjà penser : « Quels chanceux ces maltais. Ils peuvent profiter du soleil allongés sur une chaise longue sur leur toit terrasse. » En fait pas du tout. Les toits maltais sont utilitaires. On y fait sécher le linge. On y installe un réservoir d’eau, une antenne télé ou une parabole, un chauffe-eau solaire et même parfois des panneaux solaires.
C’est vraiment pittoresque de monter sur le toit et d’observer tout ce bazar sur les toits environnants.


dessin de toits maltais


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Notre recherche d’un logement à Malte


Voici la suite de notre installation à Malte. Pour trouver un logement, on fait le tour des agences immobilières de Sliema. On cherche un logement meublé, propre et calme. On voulait prendre une location à court terme mais les agents nous conseillent de prendre une location à long terme d’au moins 6 mois, moins chère, quite à partir avant la fin du bail.


Un agent nous fait visiter un premier appartement. En ressortant, il nous dit qu’il connait bien l’immeuble parce que l’appartement qu’on vient de visiter lui appartient. Il nous fait ensuite visiter un deuxième appartement, qui appartient à un autre agent immobilier. On trouve bizarre qu’il n’ait que deux appartements à nous montrer : le sien et celui d’un de ses copains.


Les jours suivants, on visite avec différentes agences d’autres appartements qui ne sont pas terribles. On revoit notre budget à la hausse et on repart sur des visites. On choisit un appartement avec une vue sur la mer. L’agent appelle la propriétaire et on apprend que le prix du loyer a augmenté de 50 euros. Difficile de savoir si la propriétaire a changé d’avis ou si c’est l’agent qui a menti sur le montant du loyer. On décide de réfléchir parce qu’on n’aime pas la façon de faire.

Front de mer à Sliema

Front de mer à Sliema


Le lendemain, on part sur un autre appartement, sans vue mais moins cher. On signe le bail avec l’agent. On transporte nos valises jusqu’à l’appartement et on commence à le nettoyer. On est de bonne humeur. Soudain, on se regarde d’un air inquiet en entendant un aboiement de chien. Pourtant on a visité l’appartement deux fois avant et il n’y avait pas signe de la présence d’animaux dans le voisinage. On a raison d’être inquiets. Le chien se trouve sur une terrasse en face de la fenêtre de notre chambre. Apparemment son maître le laisse jour et nuit seul sur cette surface de quelques mètres carrés. Le chien aboie non-stop jusqu’à plus de 3h du matin.


Après une nuit blanche, on va directement à l’agence immobilière. On fixe rendez-vous à l’appartement avec l’agent immobilier et la propriétaire. Sur place, on apprend d’un voisin que les aboiements durent depuis des mois. Ca nous suffit. L’Homme arrive non sans mal à négocier l’annulation du bail. On verse quelques dizaines d’euros à la propriétaire pour payer la nuit qu’on a passé dans son appartement. L’agent immobilier a coopéré alléché par la perspective qu’on loue un autre appartement plus cher.


Cet autre appartement est plus excentré mais, selon l’agent, très calme. On déménage à nouveau nos valises et on signe un nouveau bail. La propriétaire insiste pour être payée en cash. C’est qu’elle ne déclare probablement pas ses revenus de location aux impôts, comme beaucoup de propriétaires à Malte. Même la commission de l’agent est payée en cash. L’appartement est effectivement relativement calme et on passe une bonne nuit de sommeil dont on avait bien besoin.


Maintenant qu’on a un toit sur la tête, on s’occupe de toutes les petites choses à régler lors d’une installation : la banque, le téléphone, internet, l’assurance santé, les changements d’adresse… Et puis on reprend ses habitudes en les adaptant à notre nouvel environnement.


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Arrivée à Malte


Malte, où nous avons déménagé cet hiver, est une toute petite île au sud de la Sicile. On y parle anglais et maltais et elle fait partie de l’Union européenne depuis 2004. Je reprends mon journal d’expat à notre arrivée à Malte.


La première chose qui nous frappe en descendant de l’avion à l’aéroport de Malte, c’est le beau temps. On passe directement de l’hiver à un beau soleil et une température douce. Mais on n’a pas le temps de s’attarder sur la météo. On récupère nos valises, un plan de l’île au stand de l’office de tourisme puis on monte dans un bus qui a visiblement beaucoup vécu. On commence par s’embrouiller avec le chauffeur parce qu’on ne comprend rien aux tarifs. Le chauffeur de bus grommelle quelque chose en maltais et on se dit que ça commence bien. On doit prendre un second bus pour aller à l’hôtel mais là c’est pire, le chauffeur du deuxième bus veut nous faire payer un supplément pour les valises. On trouve ça bizarre et on va au kiosque d’information de la compagnie de bus où on nous explique que c’est normal et que si on prenait le taxi, ça nous reviendrait plus cher. Ce qu’on trouve incompréhensible par contre, c’est qu’apparemment le prix du supplément est décidé arbitrairement par chaque chauffeur de bus. On se résigne finalement à payer notre supplément valise. On comprend surtout que Malte va être un nouveau dépaysement comparé à la France et au Canada.

Vieux bus maltais

Vieux bus maltais


Le bus longe la mer pendant qu’on reprend nos esprits. Les maisons ne ressemblent à rien de ce que je connais. On arrive à l’hôtel à Sliema et on pose nos valise. On achète de quoi grignoter à la supérette du coin et enfin on va faire un tour sur la promenade en bord de mer.


Notre deuxième jour à Malte est occupé à régler des soucis de banques. On n’a pas pris suffisamment d’argent liquide car on pensait pouvoir utiliser notre carte bancaire pour retirer de l’argent mais ça ne marche pas. La situation finit par se débloquer et on peut retirer de l’argent.


Ce jour là, on trouve un supermarché un peu plus grand pour acheter à manger. Ca reste un petit supermarché par rapport à ceux dont on a l’habitude mais pour Malte où tout est petit, c’est un grand supermarché. Les rayons laissent peu de place pour circuler et le supermarché tient sur trois étages. On s’exclame soudain « Mais c’est un Carrefour! ». En effet, même si le supermarché s’appelle officiellement GS, il est aménagé comme un mini Carrefour et vend les produits de la marque Carrefour. Certains produits nous sont familiers mais il y a aussi des différences : on trouve beaucoup de produits italiens et anglais, peu de produits bio par contre et pas de fromage blanc, il y a un rayon avec plein de charcuteries vendues à la découpe, certaines étiquettes en italien ne sont pas traduites…


On commence ensuite à chercher un logement.


A suivre ici : Notre recherche d’un logement à Malte


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Quitter le Canada


C’est plus facile de quitter le Canada que d’y entrer. C’est ce que nous nous sommes dit cet hiver en préparant notre départ de Vancouver. En effet, il nous avait fallu plus d’un an pour immigrer au Canada. Pour partir vers de nouveaux horizons en revanche on a mis moins d’un mois, que je vous raconte en quelques lignes.


Alors qu’une opportunité de partir se dessine, nous prenons des informations sur notre prochaine destination, Malte, une petite île au milieu de la Méditerranée. Il y a déjà deux points positifs : le fait qu’on y parle anglais et que Malte appartienne à la Communauté Européenne (donc pas besoin de visa pour nous). Ca allait nous faciliter l’installation.


On fait le bilan de ce qu’on possède au Canada. On n’a pas de meubles parce qu’on vit dans un appartement meublé mais on a quand même entassé pas mal de choses avec le temps. Tout ce qu’on décide de ne pas emmener est mis en vente sur Craigslist, le site internet de petites annonces locales.


Pour les affaires qu’on veut garder, on achète des cartons et du gros scotch pour les envoyer dans des colis. Argh! Après vérification, on en est à 300 € par colis. On regrette d’avoir acheté les cartons. Après avoir cherché les différentes solutions possibles, on décide de prendre les cartons avec nous en avion en les enregistrant comme bagages supplémentaires (à 50 $ le 1er bagage supplémentaire).


On commence à trier, jeter, vendre et donner mais on a peu de réponses à nos annonces. On fait le tour des concessionnaires pour vendre la voiture mais sans succès. Les affaires n’ont pas l’air très bonnes pour les vendeurs de voitures. On met aussi une annonce sur Craigslist pour la voiture mais ça ne donne rien. L’Homme finit par trouver un concessionnaire un peu plus loin de chez nous qui veut bien acheter la voiture.

vendre sur internet

Ce n’est pas si facile de vendre ses affaires sur internet


Après la vente de la voiture, on résilie l’assurance auto puis la carte de crédit. On donne notre préavis pour résilier internet. Enfin on achète les billets d’avion.


Progressivement, on dit au revoir aux personnes qu’on connait au Canada. Et quelques jours avant le départ, on commence à faire nos valises. On loue une voiture histoire de gagner du temps pour les dernières choses à régler comme la redirection du courrier, la coupure du téléphone ou la dernière lessive à la laverie. On se désinscrit également de l’assurance maladie. Ca se fait simplement et immédiatement sur internet, ce qui est énervant quand on sait qu’il nous a fallu plus de trois mois et d’interminables coups de fils en anglais pour s’y inscrire.


La veille de partir, on donne un livre à la bibliothèque et les affaires qu’on n’a pas vendues (ustensiles de cuisine, vêtements…) à l’Armée du salut. On liquide les dernières pièces de monnaie canadiennes auprès d’une caissière compréhensive en achetant le dîner.


La dernière journée est chronométrée à la minute près. On emballe nos valises et nos cartons. On libère l’appartement. On rend le modem au fournisseur d’accès internet et on ramène la voiture de location au milieu des bouchons (bouchons qui n’étaient pas prévu dans le minutage). On prend la navette jusqu’à l’aéroport. On est à l’heure mais ça n’a plus vraiment d’importance puisque notre avion a 2 h de retard.


Après plusieurs semaines à courir, on attend donc dans le vaste terminal et on fait nos adieux au Canada.


spirit of haida gwaii

The spirit of haida gwaii, une sculpture de Bill Reid à l’aéroport de Vancouver


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Vancouver en photos

Je termine mes articles en lien avec Vancouver par mes photographies préférées de la ville :

Vancouver



Vancouver (cliquer sur les photos pour les agrandir)


Stanley Park et Downtown


Stanley Park et Downtown. J’aime bien le contraste entre les arbres et les gratte-ciel.


jeunes mariés à Steveston


Ces jeunes mariés se font tirer le portrait sur la plage du petit port de Steveston… entre deux porte-conteneurs

Empilements de cailloux au bord du Seawall de Vancouver


Empilements de cailloux au bord du Seawall, la promenade qui longe la mer autour de Stanley Park

Dr Sun Yat-Sen Park


Dr Sun Yat-Sen Park. Un jardin chinois pittoresque au milieu du quartier chinois de Vancouver.


Downtown Vancouver


West Vancouver


West Vancouver et ses maisons en bord de mer


Stanley Park au crépuscule


Stanley Park au crépuscule

En relisant cet article, je m’aperçois que quasi toutes les photos que j’ai sélectionnées montrent la mer. Mais ce n’est pas étonnant parce que je trouve que les bords de mer sont les endroits les plus agréables de Vancouver.


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