Le touriste écolo à Vancouver

J’ai mis un peu en vrac dans cet article ce que j’aurais aimé savoir quand je suis arrivée à Vancouver pour la première fois : informations pratiques, bonnes adresses écolo et liens utiles pour visiter sans polluer. La plupart des liens sont en anglais mais avec un logiciel de traduction type google translation, il est possible de se débrouiller même sans lire parfaitement l’anglais.


Transport


Une voiture n’est pas nécessaire pour visiter Vancouver. On peut aller partout en transports en commun (bus, skytrain et seabus). Simplement, si vous êtes excentré ça peut prendre du temps.
Les horaires sont disponibles dans les bibliothèques municipales et vous pouvez préparer vos itinéraires sur Google maps ou sur le site des transports en commun de Vancouver, Translink.


Le vélo est un autre moyen de se déplacer à Vancouver. On trouve plusieurs locations de vélo et de rollers sur Denman street et ailleurs dans la
ville. Leurs adresses sont sur les pages jaunes canadiennes.
Il faut savoir que le port du casque est obligatoire à Vancouver.
La ville a publié une carte des pistes cyclables et des rues adaptées aux vélos (téléchargeable en version pdf).
Si vous êtes à Vancouver le dernier vendredi du mois, vous pouvez vous joindre à la critical mass (= masse critique), manifestation mensuelle de cyclistes pour réclamer le partage de l’espace public.

vélo transporté par un bus

A Vancouver on peut prendre le bus ou le vélo ou les deux en même temps.
photo de Stephen Rees sous licence Creative Commons


Achats alimentaires


On peut trouver pas mal de produits bio à Vancouver, en supermarché mais aussi dans des magasins spécialisés appelés « healthy food stores » (= magasins d’alimentation saine). J’ai fait une liste de magasins bio à Vancouver sur ce blog. Les produits biologiques portent la mention « certified organic » avec le nom de l’organisme certificateur. Il faut être vigilant car ils sont souvent vendus au milieu de produits pseudo-naturels.


L’association Earthsave publie un annuaire végétarien qui répertorie entre autres les restaurants qui offrent des menus végétariens.


Pour trouver des produits locaux, il y a Granville Market qui est le marché de Vancouver. L’été, en plus, des marchés fermiers ou farmers markets accueillent les stands de petits producteurs locaux dans différents points de la ville.


stand bio au Granville Market


stand bio au Granville Market


Shopping


MEC (situé 130 West Broadway) est un magasin d’articles de sport et d’activités de plein air. C’est une coopérative donc lors de votre premier achat, il vous sera demandé quelques dollars pour devenir membre. MEC a une démarche de développement durable et reverse 1% de son chiffre d’affaire à des associations environnementales.



Les magasins de l’association 10 000 villages vendent des objets artisanaux issus du commerce équitable.

Vancouver compte pas mal de « thrift stores ». Ce sont des magasins tenus par des associations humanitaires comme l’armée du salut et qui vendent des vêtements et divers objets d’occasion. Si vous y achetez des fripes, je vous conseille quand même de les laver à haute température histoire de ne pas ramener de punaises.

Une autre spécificité nord-américaine est la vente de garage ou « garage sale ». C’est comme un vide-grenier sauf qu’il n’y a qu’un stand. On installe un stand devant sa maison pour vendre les objets dont on n’a plus l’usage.


Recyclage


La ville de Vancouver organise la collecte sélective des déchets. Des magasins d’électronique comme FutureShop, BestBuy ou London Drugs récupèrent les piles et les déchets électroniques. Pour les autres déchets, le Recycling Council of British Columbia donne les adresses de points de collecte.


Quand vous achetez une bouteille ou une canette dans un magasin, vous payez une écotaxe et entre 5 et 20 cents de consigne. La consigne est remboursable si vous ramenez la bouteille vide au magasin.


Quelques idées de visites?


Vancouver est une bonne destination si vous aimez les activités de plein air. Entre louer un canoë à Deep Cove, faire une promenade en raquettes ou randonner dans les montagnes, il y a le choix. Vous pouvez trouver des descriptions de randonnées en anglais sur Vancouver trails. Certaines randonnées nécessitent d’avoir une voiture mais d’autres sont accessibles en transport en commun. Ca vaut le coup de marcher parce qu’il y a des paysages magnifiques à découvrir en Colombie Britannique.



La ville de Vancouver possède quelques jolis parcs et jardins. Faire le tour du parc le plus connu de la ville, Stanley Park, en longeant la mer à vélo ou à pied est un incontournable quand on vient visiter Vancouver. L’intérieur du parc est aussi intéressant avec la maison de la nature qui organise des animations écologiques, et la perspective de voir des ratons laveurs ou des castors.

Le Queen Elizabeth Park possède quant à lui des jolis jardins fleuris où les diplomés et les jeunes mariés viennent se faire tirer le portrait.
Comme Stanley Park, Pacific Spirit Park longe la mer mais dans un environnement plus sauvage. C’est aussi là que se trouve la plage naturiste de Vancouver.


Sur le site de la ville de Vancouver, vous pouver télécharger des itinéraires de ballades de découverte des jardins communautaires. J’ai fait une des ballades dans le quartier Mount Pleasant et en plus d’admirer les jardins, on a eu l’occasion de croiser des jardiniers qui étaient contents de discuter de leur petit coin de terre.


Jardin communautaire à Vancouver


Un jardin communautaire de Vancouver

Voilà pour mes bons plans écolo à Vancouver. N’hésitez pas à partager les vôtres en commentaire.

Journée d’action pour le climat à Vancouver

Samedi 24 octobre j’ai participé à journée internationale d’action pour le climat organisée par les collectifs 350.org et Bridge to a cool planet (un mouvement local dont le nom signifie littéralement « Pont vers une planète fraîche »). Le but de cette journée était de faire pression sur les gouvernements avant le sommet de Copenhague le 7 décembre pour qu’ils s’engagent à agir face à la crise climatique.


A Vancouver ça se passait sur le Cambie Bridge. 5000 personnes ont manifesté entre le pont et le musée des sciences, Science World, où des animations ont eu lieu l’après-midi. Le temps était beau et l’ambiance conviviale. Je n’avais pas mon appareil photo alors j’ai repris quelques photos trouvées sur internet :


manifestation pour le climat sur le Cambie Bridge
photo de 350.org sous licence Creative Commons


Dans le défilé on pouvait voir pas mal de vélos et de personnes venues en famille. Quelques participants étaient déguisés. Les deux costumes en photo étaient particulièrement réussis.
Le dinosaure, à droite, a une pancarte que l’on peut traduire par : « Nous avons été frappés par un astéroïde. Vous, quelle est la raison de votre extinction? Les autoroutes? »

homme déguisé en oiseau     homme déguisé en dinosaure
                        photos de ajfis2 et 350.org sous licence Creative Commons


Un enfant tient un panneau qui dit « Moi j’ai mangé mes broccolis. Vous, vous réglez le climat? »

manifestation pour le climat sur le Cambie Bridge. enfant avec un panneau.
photo de 350.org sous licence Creative Commons

 


Une bannière géante a été accrochée sur le pont. Il y est écrit : « Les canadiens se sentent concernés. Il faut agir
maintenant pour le climat ! »

bannière déployée sur le Cambie Bridge
photo de 350.org sous licence Creative Commons

 


La journée est passée mais vous pouvez encore participer à la mobilisation contre le changement climatique :

* en signant la pétition sur le site tck tck tck

* en téléchargeant gratuitement la chanson Beds are Burning sur le site Time for climate justice. Les téléchargements sont décomptés comme autant d’appels à l’action.

* en faisant passer le message


English version

Une mutation complète de l’économie pour plus « d’écohérence »

Cet article fait suite à une conférence du salon Américana intitulée Vision globale : vers un changement de paradigme.


Dans un contexte où il difficile de voir ce que le futur nous réserve, il était intéressant pour moi d’assister aux conférences sur le thème du développement durable et de la prospective (qui est l’étude des avenirs possibles).


Les prochains mois et les prochaines années vont marquer un tournant pour notre modèle de société. En effet, notre système économique marche grâce à de l’énergie et des matières premières abondantes et peu chères. Mais nous sommes en train d’atteindre le « pic pétrolier ». Cela veut dire que la production mondiale de pétrole va diminuer. Le pétrole va donc devenir rare et cher. Pour l’instant on n’a pas trouvé d’énergie qui puisse remplacer le pétrole. Par conséquent on se dirige vers une crise pétrolière qui va s’ajouter à la crise financière et aux problèmes posés par les changements climatiques.


L’économie doit être réinventée pour être compatible avec un contexte de rareté des ressources. En effet le pétrole se raréfie et d’autres ressources se font rares aussi comme le gaz naturel, l’eau ou les poissons. Plusieurs pistes sont évoquées pour que l’économie devienne « écohérente », c’est-à-dire cohérente avec l’écologie :


* Lutter contre le gaspillage au niveau individuel comme au niveau de l’entreprise


* Chiffrer les impacts sur l’environnement et les faire payer, par exemple en taxant les entreprises qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre. C’est la reprise du principe pollueur-payeur.


* Atteindre l’indépendance énergétique par rapport aux hydrocarbures (pétrole, gaz et charbon). C’est important pour que la société ne soit pas déstabilisée par la raréfaction de ces sources d’énergie. L’indépendance
énergétique passe par le développement des énergies renouvelables et par les économies d’énergie.


* Favoriser la réutilisation et le recyclage


* L’idée la plus audacieuse est de dématérialiser l’économie. Ca veut dire fournir des services et non plus des biens. Par exemple, au lieu d’acheter une voiture ou un vélo, on utilise un système d’auto ou de vélo-partage; au lieu d’acheter une ponceuse, on va en louer une. Cela implique moins d’activité pour les industries de fabrication et les magasins qui vendent des produits neufs. En contrepartie on aura plus d’activité dans les secteurs de la location mais aussi de la réparation, de la vente d’objets d’occasion, des regroupements de consommateurs… Ces activités favoriseront l’économie locale.


Le vélib parisien permet de profiter du vélo sans l’acheter
(photo de lone snapper sous licence Creative Commons)

 


Pour en savoir plus :

Résumé de la conférence. Cliquer sur « Prospective et économie éco-hérente »

Vers un recyclage du polystyrène?

Cet article fait suite à une conférence du salon Américana intitulée « Mise en valeur du polystyrène issu de la collecte sélective ».


Le polystyrène est un plastique que l’on retrouve sous de nombreuses formes dans la vie quotidienne : dans les boîtiers de CD, les emballages des hamburgers, les pots de yaourt ou les cales qui maintiennent les objets fragiles dans les cartons. On sait qu’un objet est en polystyrène grâce au logo distinctif du polystyrène : un triangle fléché entourant le chiffre 6.

logo du polystyrène
logo du polystyrène


Techniquement, le polystyrène est recyclable. Mais dans les faits il n’est pas récupéré par la collecte sélective. C’est d’abord une question financière. Le polystyrène peut contenir jusqu’à 98% d’air. Ce n’est pas rentable de récupérer et de transporter de gros volumes de déchets de polystyrène qui en fin de compte ne fourniront qu’une petite quantité de matière exploitable. D’autant plus que ça ne coûte pas cher de fabriquer du polystyrène à partir de pétrole.
D’autre part on ne peut pas recycler les emballages alimentaires en polystyrène quand ils sont souillés avec des restes de nourriture.


Il existe quelques projets pilote de recyclage qui sont basés sur des points d’apport volontaire. Le Centre de transfert technologique en écologie industrielle a eu l’idée de récupérer le polystyrène avec le tri sélectif et de le traiter directement dans le centre de tri. Un projet de recherche a été mis en œuvre pour voir si c’était réalisable.
Le traitement consiste à compacter le polystyrène à l’aide d’un solvant chimique. Comme ça le matériau récupéré prend beaucoup moins de place et son transport devient moins coûteux. La technique expérimentée permet d’obtenir une pâte de polystyrène aux propriétés intéressantes. Maintenant il reste à voir si cette technique va passer au stade industriel.


tas de polystyrène, Tsukiji Fish Markets
photo de roryrory sous licence Creative Commons


Pour en savoir plus :

Résumé de la conférence. Cliquer sur « Reuse of Polystyrene Collected from Recycling »

Comparaison entre plusieurs types de fenêtres

Cet article fait suite à une conférence du salon Américana intitulée Analyse du cycle de vie de fenêtres : avec gaines en bois et en aluminium, en chlorure de polyvinyle et en fibre de verre.


La conférencière s’est intéressée aux cadres de fenêtres en PVC, en bois recouvert d’aluminium et en fibres de verre disponibles en Amérique du Nord. Pour savoir quel matériau est le meilleur pour l’environnement, elle a réalisé une analyse de cycle de vie. L’analyse de cycle de vie est un outil qui permet de mesurer l’impact sur l’environnement d’un produit tout au long de son existence : lors de sa fabrication, de son utilisation et lorsqu’il devient un déchet. L’analyse de cycle de vie a permis de déterminer que la pire option pour l’environnement est le PVC et que la meilleure option est la fenêtre avec un cadre en bois recouvert de fibres de verre.

L’analyse de cycle de vie est un outil intéressant mais il faut savoir que le résultat dépend d’un grand nombre de paramètres. Et il suffit de modifier un paramètre pour changer les résultats.
Par exemple si on fabrique une fenêtre qui dure plus longtemps, son impact sur l’environnement diminue. En effet dans ce cas on change moins souvent de fenêtres donc on fabrique moins de nouvelles fenêtres et on jette moins de fenêtres à la poubelle. Autrement dit on utilise moins de ressources et d’énergie pour la fabrication et on produit moins de déchets.

fenêtre
photo de Tambako the Jaguar sous licence Creative Commons

 

Pour en savoir plus :

Résumé de la conférence (en anglais). Cliquer sur « Life Cycle Analysis of windows: Al-Clad Wood, PVC and Fiberglass »

Américana 2009, le salon des technologies environnementales

Le mois dernier, j’ai eu l’opportunité d’aller à Américana, le salon international des technologies environnementales de Montréal.

logo salon Americana

J’ai fait le tour des stands répartis dans un grand hall. Les entreprises étaient venues là pour trouver des clients potentiels mais elles ont bien voulu répondre à mes questions car j’étais curieuse de savoir ce que c’était les technologies environnementales. Quelques exemples d’entreprises du domaine des technologies environnementales : des entreprises qui collectent et traitent les déchets, des entreprises de dépollution, de traitement des eaux, des sociétés de services environnementaux… Elles existent grâce aux réglementations environnementales de plus en plus strictes et parce que l’environnement est devenu une préoccupation qu’on ne peut plus ignorer. Pour elles l’environnement est d’abord un business qui a un grand potentiel d’avenir.



Quelques actions ont été mises en place pour montrer que les organisateurs du salon se soucient de l’écologie : le palais des congrès a un système de tri sélectif, le self service du salon servait les plats dans de la vaisselle compostable, il y avait un point de récupération des badges… Ce sont de bonnes initiatives mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’agit de mesures gadget qui ne suffisent pas à compenser l’impact sur l’environnement de l’évènement. Un tel évènement c’est du gaspillage de papier, des camions de livraison, des visiteurs qui viennent du monde entier en voiture ou en avion, de l’énergie utilisée sur le lieu du salon… C’est forcément polluant. Faute de pouvoir éliminer toute cette pollution, certains organisateurs de salons dits « carboneutres » tentent de la compenser en finançant des projets écologiques. Mais à ma connaissance, Americana n’est pas carboneutre. 

 

fleur

image (c) Americana

J’ai aussi eu l’occasion d’assister à des conférences très intéressantes. J’y ai pris quelques notes que j’ai retranscrites sur ce blog dans plusieurs articles.

Rassemblement pour la Planète : les photos


Ce dimanche 1er avril 2007, j’ai participé au Trocadéro au Rassemblement pour la Planète organisé conjointement par différentes ONG environnementales.

En arrivant, j’ai été un peu déçue car je pensais qu’il y aurait plus de gens mais il y avait quand même du monde dans les jardins et sur les escaliers du Trocadéro. Le soleil était avec nous en cet après-midi de printemps. Les participants étaient reconnaissables car ils portaient tous un foulard de couleur.


Vue d'ensemble
Vue d’ensemble


dirigeable portant le slogan : "Votons pour la planète"
Zoom sur le ballon


 Groupe de musique celtique
Groupe de musique celtique

Des groupes musicaux ont animé les lieux avant et après les discours

C’est le comique Marc Jolivet qui a ouvert la manifestation. Ensuite, Nicolas Hulot a fait un discours dans lequel il insistait sur l’utilité de cette mobilisation et l’importance de ne pas se décourager dans l’engagement pour l’environnement.


Nicolas Hulot (en bleu)
Nicolas Hulot

Hugues Aufray a chanté a capella un couplet de Santiano (j’adore cette chanson!) en l’honneur de Maud Fontenoy qui était un peu la marraine de l’évènement.


Hugues Aufray (à gauche)
Hugues Aufrey à côté de Nicolas Hulot et Maud Fontenoy

L’image la plus belle est celle de ces milliers de foulards multicolores agités ensemble. C’est télégénique et ça fait un joli symbole.


Une foule de foulards
Vue des foulards en mouvement


Autour de Nicolas Hulot, on a pu voir pas mal de célébrités. Je ne cite que celles que j’ai pu apercevoir mais il y en avait d’autres : Yann Arthus-Bertrand, Zazie, Marc Lavoine, Luc Besson, Alain Bougrain Dubourg, Rufus, Pascal Obispo et Dominique Voynet. J’ai essayé de prendre des photos de ces people mais n’est pas paparazzi qui veut…


Maud Fontenoy

La navigatrice Maud Fontenoy


Yann Arthus-Bertrand
Le photographe Yann Arthus-Bertrand


J’ai appris le soir qu’il y avait 10 000 personnes sur place. Ce rassemblement visait notamment à interpeller les candidats à l’élection présidentielle qui aura lieu dans 3 semaines. Car si 5 candidats sur 12 ont signé le « Pacte écologique » dans lequel ils s’engagent sur des mesures en faveur de l’environnement, on peut se poser des questions sur leurs motivations : sont-ils sincères ou démago? D’où cette manifestation pour rappeler que le « Pacte écologique n’est pas un poisson d’avril ».
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site internet du Pacte écologique

 

PS : il y a quelque chose de nouveau sur ce blog. Mais quoi?
ajout du 17 avril : je vous aide un peu, il y a un indice dans le titre de cet article

Première visite au salon Marjolaine

affiche Marjolaine 2006A la différence des autres salons bio parisiens, il est très difficile d’avoir des invitations pour le salon Marjolaine. Étant le salon le plus grand et le plus fréquenté, ils ne se privent pas de demander 8€ de droit d’entrée (alors qu’ils font déjà payer très cher les stands aux vendeurs).


Cette année, grâce à une gentille blogueuse, j’ai eu l’opportunité de rentrer gratuitement.

Ca a mal commencé puisqu’au milieu du trajet en métro, je me suis aperçue que j’avais oublié les invitations…
En arrivant, je ne trouve pas le stand de l’association One Voice (ils ne sont pas venus au salon finalement). Et dans le hall principal, impossible de trouver le producteur de figues que je devais dévaliser.

Ensuite, ça a été mieux. J’y ai été la semaine pour éviter la foule du weekend mais il y avait quand même du monde. Le salon est très grand et je n’ai pas fait tous les stands. J’ai noté les stands que j’ai repérés (dont certains trouvés grâce à l’aide de connaisseuses du salon) :

* Masalchi : épices.

* les Jardins de Gaïa : thés et tisanes. Après avoir snifé une quinzaine de gros pots, j’ai pris du thé vert « Océan de fraîcheur – goût russe » aux agrumes qui sent très bon

* Herbes Sauvages de Haute Provence (téléphone : 04 92 62 01 72) : des herbes séchées (2,7€ les 40g de tilleul) mais j’ai vu aussi des huiles essentielles qui m’ont semblé pas chères du tout.

* des marques de cosmétiques que l’on trouve en magasin bio, mais l’avantage du salon est que l’on trouve toute la gamme de produits et pas simplement quelques produits : Logona, Douces Angevines, Florame

* Centifolia : cosmétiques. J’ai vu du shampoing à 22€ le litre.

* des producteurs d’huiles essentielles : Essenciagua, Le Gattilier, Bio Mada

* Miels Picard-d’Haene Ardèche pour leur miel « haute montagne »

* des vendeurs de pains énormes!

* Jean Hervé : pâtes à tartiner et purées de fruits secs. J’ai goûté la chocolade dont j’entends souvent vanter les mérites et c’était très bon. A offrir aux accros de Nutella.

* Huilerie Philippe Vigean. L’huile d’amande douce était à un prix intéressant (6,9€ pour 100mL)

* La Drome : hydrolats, élixirs floraux. Je voulais prendre de l’hydrolat de camomille (5,5€ les 200mL) mais ils n’en avaient plus.

En bref, je ne regrette pas ma visite (même si ce n’est pas bon pour le porte-monnaie).

Le salon Marjolaine finira dimanche. Mais sur Paris comme en province, les salons bio se succèdent tout au long de l’année, et on y retrouve souvent les mêmes exposants. Si vous allez à un de ces salons, prévoyez de la monnaie et un sac à dos pour vos achats.


Charte CosmEthique

Fabriquer ses cosmétiques
pour être sûre de ce qu’ils contiennent
pour le plaisir du fait maison
pour ne plus être dans une logique de consommation et de dépenses excessives
pour sélectionner les meilleurs ingrédients qu’offre la Nature


Made by Nature


Fabriquer ses cosmétiques et prendre ses responsabilités
Respecter le travail des autres
Rappeler systématiquement les précautions d’emploi des huiles essentielles
Savoir que ses actes et ses écrits ont des conséquences
des conséquences sur les autres, qui peuvent faire une réaction en testant vos recettes
des conséquences sur l’environnement, quand on fait la promotion d’extraits de plantes en voie d’extinction

Ce blog, qui n’est qu’en partie consacré aux produits de beauté, soutient totalement la Charte CosmEthique :


Charte CosmEthique


logo blog CosmEthique


Les blogs, sites ou articles de blog proposant recettes et produits de cosmétiques maison se multiplient. Pour ne pas se perdre dans cette nouvelle jungle cosmétique, pour informer bloggeurs comme lecteurs, nous avons rassemblé ici différents rappels et recommandations :

Aménagement écologique de magasins


Il y a quelques mois j’ai assisté à une conférence intitulée « Vers des magasins éco-conçus ». Il s’agissait d’une présentation des actions entreprises par la société Nature et Découvertes pour que l’aménagement de ses magasins soit un peu plus écologique.



L’entreprise

Logo Nature et Découvertes a été créé en 1990. Les 62 magasins vendent des produits de découverte de la nature et des étoiles, des accessoires pour jardiner, des livres, des CD, des cosmétiques labellisés Cosmébio, des produits en bois (dont une partie est labellisée FSC), des bijoux et toutes sortes de gadgets. J’aime bien leur ambiance pseudo-naturelle (réalisée à l’aide de musiques et de parfums d’ambiance) pour citadins en manque de verdure.

Il existe une fondation Nature et Découvertes qui soutient des projets qui contribuent à la protection et à la connaissance de la nature sauvage. Les magasins organisent également des balades nature. Pour cette entreprise, le positionnement naturel et écolo est aussi une stratégie marketing.


L’empreinte écologique

Pour savoir ce qu’ils devaient modifier dans leurs magasins pour les rendre plus écologiques, le responsable du développement durable de Nature et Découvertes a utilisé un outil qui s’appelle l’empreinte écologique.

L'empreinte écologique
image (c) Global Footprints

L’empreinte écologique d’une personne est la surface en hectares nécessaire pour faire vivre une personne. Par exemple si vous vivez sur une île déserte, il s’agit de la taille de l’île. Vous avez besoin d’un minimum d’espace pour construire un abri, cultiver des fruits et légumes, élever des animaux, déposer vos déchets etc.

Un mode de vie proche de la nature implique une empreinte écologique faible. C’est le cas par exemple des paysans des pays pauvres.
A l’opposé, le mode de vie à l’occidentale a l’empreinte écologique la plus élevée. Si vous voulez utiliser une voiture sur votre île déserte, il va falloir une île plus grande pour y installer une mine de fer (matière première pour la voiture), un puits de pétrole (pour le carburant et le plastique), une usine de fabrication, un garage, des stations services, des routes et des places de stationnement. Qui dit île plus grande dit aussi empreinte écologique plus importante.

On calcule l’empreinte écologique d’une personne mais on peut aussi calculer l’empreinte écologique d’un pays ou même d’un magasin. On s’intéresse alors à l’impact direct ou indirect du magasin sur l’environnement.


L’empreinte écologique d’un magasin

L’empreinte écologique d’un magasin se répartit en plusieurs domaines :

– la construction du magasin
– son fonctionnement, qui consomme des ressources : emballages, eau, énergie, produits d’entretien et production de déchets
– le transport des salariés et des clients, qui consomme de l’énergie
– le transport des marchandises, qui consomme aussi de l’énergie

Nature et Découvertes a étudié la répartition de l’empreinte écologique pour un magasin déjà construit. Elle se répartit comme suit :

– le transport des marchandises compte pour 60%
– le transport des personnes compte pour 29%
– le fonctionnement du magasin compte pour 11%

Cette étude permet de fixer les priorités. Pour ce magasin par exemple, la priorité serait de revoir l’organisation des livraisons de marchandises. Tous les magasins vendent les mêmes produits (dont une moitié provient de France et 38% provient d’Asie). Mais les livraisons sont gérées à l’échelle du groupe et pas seulement du magasin. L’entreprise réfléchit à l’utilisation du ferroutage (transport de camions par le train) et de carburants moins polluants dans le futur.

Le transport des personnes est non négligeable car une bonne partie des magasins sont situés dans des centres commerciaux où l’on se rend en voiture.


L’aménagement des magasins

Ayant le projet de changer l’aménagement des magasins, Nature et Découvertes s’est intéressé à l’analyse de l’impact environnemental des matériaux et des différentes parties d’un magasin dans toutes les phases de leur vie (fabrication, utilisation et déchet). Cette démarche s’appelle une analyse de cycle de vie. Les éléments ayant le plus d’impact sur l’environnement se sont avérés être le mobilier, l’installation électrique et les murs.

intérieur d'un magasin

intérieur d'un magasin
intérieur d’un magasin (c) Nature et Découvertes

Plusieurs magasins étaient concernés par l’aménagement : des magasins qui allaient ouvrir et d’autres magasins existants qui devaient être réaménagés. Les modifications suivantes ont été apportées à l’aménagement des magasins :

* le sol est en lave. Il remplace un sol en terre cuite. La lave n’a pas besoin de cuisson, son utilisation permet donc d’économiser l’énergie de cuisson.

* Dans le magasin de Valenciennes, les cloisons et les murs de décoration faits de briques récupérées dans la région.

* Le plafond est en plâtre

* Les peintures utilisées sont sans solvant chimique, le solvant est l’eau. Elles sont à base de pigments minéraux sans métaux lourds.

* Le nouveau mobilier est en chêne labellisé, protégé par un vernis à l’eau.

* Le mobilier utilise une quantité moins importante de bois. Il y a pour cela moins de cloisons.

* L’ancien mobilier des magasins réaménagés a été réparti dans d’autres magasins

* Nature et Découvertes a cherché des ressources et des artisans locaux

* Utilisation de lampes à durée de vie plus longue

* Tri des déchets : Les magasins possèdent par exemple des points de collecte des piles.

* Les magasins achètent à EDF de « l’électricité verte », issue de sources d’énergie renouvelables

* Une partie des salariés a suivi une formation sur l’environnement

Le coût de ces nouveaux aménagements moins polluants n’est pas beaucoup plus important car certains aménagements sont plus chers alors que d’autres aménagements permettent de faire des économies. De plus, la taille de l’entreprise lui permet de négocier avec les fournisseurs, et les recherches effectuées serviront à tous les magasins.

La prochaine étape pour les magasins Nature et Découvertes est la certification ISO 14001. Le siège social est déjà certifié ISO 14001, les magasins se préparent à être certifiés. Cette norme garantit qu’il existe une politique de management environnemental, c’est-à-dire que le magasin fait l’état des lieux de son impact sur l’environnement et entreprend des actions pour réduire cet impact.

Nature et Découvertes a une démarche environnementale innovante en France. Ils communiquent beaucoup sur leur action pour l’environnement, qui leur sert à la fois d’image de marque et d’argument de vente. On peut regretter qu’ils n’aient pas concentré leurs efforts sur les transports qui sont leur principale source de pollution. Mais le réaménagement des points de ventes Nature et Découvertes a le mérite de montrer un exemple à suivre en matière de conception de magasins.


Pour en savoir plus

Calculez votre empreinte écologique

Définition de l’empreinte écologique

Le site de Nature et Découvertes