Un pavillon autochtone pour les Jeux Olympiques

Les organisateurs des Jeux Olympiques et Paralympiques de Vancouver ont voulu associer les Autochtones à cet évènement. J’emploie le mot Autochtone car le terme Amérindien n’est pas utilisé au Canada. On parle d’Autochtones, de Natifs ou de Premières nations. De même on ne parle pas de tribus mais de nations.

Cette association n’est pas désintéressée : les Jeux Olympiques sont organisés sur des terres appartenant aux Premières nations et les organisateurs craignaient des mouvements d’opposition aux Jeux. Ils ont préféré collaborer avec les Premières nations en subventionnant des infrastructures et des projets éducatifs et culturels.

L’influence artistique autochtone se retrouve dans le logo olympique (qui représente un inukshuk, un empilement de pierre construit par les Inuits), dans les motifs traditionnels gravés sur les médailles olympiques et dans la cérémonie d’ouverture animée par des danseurs Autochtones.

Un Pavillon autochtone a également été installé temporairement au centre de Vancouver pour promouvoir les cultures autochtones pendant les Jeux Olympiques.

Pavillon autochtone

Le pavillon autochtone était surmonté d’une boule à l’intérieur de laquelle était diffusé un film. Le film faisait voir sur 360° des images des premières nations mêlant passé et présent, peut-être pour montrer que les autochtones font partie de la société canadienne moderne. D’autres animations y ont été organisées comme des spectacles de danse.

pavillon autochtone de jour        pavillon autochtone de nuit
 Le pavillon de jour ( (c) Ray Van Eng ) et de nuit ( (c) Susan Gittins )

Un totem en bois sculpté se dressait devant le pavillon. Les totems sont une tradition des premières nations de l’ouest du Canada. Composé de personnages et d’animaux superposés, un totem raconte une histoire. On peut reconnaitre sur le totem du pavillon, de haut en bas, l’oiseau-tonnerre aux ailes déployées, une baleine dont la nageoire dorsale ressort au milieu du totem, quatre visages représentant quatre races d’hommes et en bas un ours.

totem devant le pavillon autochtone
Totem sculpté par Klatel-Bhi (c) Holly-Anne Burrows


A l’entrée du Pavillon autochtone, les panneaux en verre et acier réalisés par l’artiste Carey Newman combinent des matériaux contemporains avec des dessins inspirés de motifs traditionnels autochtones. Ca prouve qu’on peut être issu d’une très vieille culture et en même temps être très moderne.

panneaux devant le pavillon autochtone



Le Pavillon autochtone a donné un aperçu de la richesse culturelle des peuples autochtones. Même si ça ne change pas le fait que ces peuples sont confrontés à de nombreux problèmes (alcoolisme, chômage, taux de suicide important chez les jeunes…), les Jeux Olympiques ont au moins donné une image positive des Premières nations.



PS : je continue ma série d’articles sur Vancouver ville olympique car même si les Jeux Olympiques sont terminés, la flamme va se ranimer du 12 au 21 mars pour les Jeux Paralympiques.


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Une réflexion au sujet de « Un pavillon autochtone pour les Jeux Olympiques »

  1. Commentaires

    Bonjour ! c’est peut-être le premier commentaire que je laisse sur ton blog, et je voulais juste te dire que je suis contente d’être informée de la publication de tes articles, que je trouve vraiment intéressants et agréables à lire ; je découvre plein de choses, j’adore ! Je rêve depuis longtemps de visiter le Canada, et j’ai un peu l’impression de prendre une avance sur mon voyage en lisant tes articles…
    Merci encore, à bientôt !
    Commentaire n°1 posté par fred le 12/03/2010 à 08h52

    ça me fait un peu bizarre, ce mélange de passé et de modernité, cette culture ancienne et ce monde commercial d’aujourd’hui. Mais c’est intéressant.
    Commentaire n°2 posté par Ciorane la pauvresse ( http://cuisinede4sous.canalblog.com/ ) le 28/03/2010 à 12h46

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