Une mutation complète de l’économie pour plus « d’écohérence »

Cet article fait suite à une conférence du salon Américana intitulée Vision globale : vers un changement de paradigme.


Dans un contexte où il difficile de voir ce que le futur nous réserve, il était intéressant pour moi d’assister aux conférences sur le thème du développement durable et de la prospective (qui est l’étude des avenirs possibles).


Les prochains mois et les prochaines années vont marquer un tournant pour notre modèle de société. En effet, notre système économique marche grâce à de l’énergie et des matières premières abondantes et peu chères. Mais nous sommes en train d’atteindre le « pic pétrolier ». Cela veut dire que la production mondiale de pétrole va diminuer. Le pétrole va donc devenir rare et cher. Pour l’instant on n’a pas trouvé d’énergie qui puisse remplacer le pétrole. Par conséquent on se dirige vers une crise pétrolière qui va s’ajouter à la crise financière et aux problèmes posés par les changements climatiques.


L’économie doit être réinventée pour être compatible avec un contexte de rareté des ressources. En effet le pétrole se raréfie et d’autres ressources se font rares aussi comme le gaz naturel, l’eau ou les poissons. Plusieurs pistes sont évoquées pour que l’économie devienne « écohérente », c’est-à-dire cohérente avec l’écologie :


* Lutter contre le gaspillage au niveau individuel comme au niveau de l’entreprise


* Chiffrer les impacts sur l’environnement et les faire payer, par exemple en taxant les entreprises qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre. C’est la reprise du principe pollueur-payeur.


* Atteindre l’indépendance énergétique par rapport aux hydrocarbures (pétrole, gaz et charbon). C’est important pour que la société ne soit pas déstabilisée par la raréfaction de ces sources d’énergie. L’indépendance énergétique passe par le développement des énergies renouvelables et par les économies d’énergie.


* Favoriser la réutilisation et le recyclage


* L’idée la plus audacieuse est de dématérialiser l’économie. Ca veut dire fournir des services et non plus des biens. Par exemple, au lieu d’acheter une voiture ou un vélo, on utilise un système d’auto ou de vélo-partage; au lieu d’acheter une ponceuse, on va en louer une. Cela implique moins d’activité pour les industries de fabrication et les magasins qui vendent des produits neufs. En contrepartie on aura plus d’activité dans les secteurs de la location mais aussi de la réparation, de la vente d’objets d’occasion, des regroupements de consommateurs… Ces activités favoriseront l’économie locale.


Le vélib parisien permet de profiter du vélo sans l’acheter
(photo de lone snapper sous licence Creative Commons)

 

Une réflexion au sujet de « Une mutation complète de l’économie pour plus « d’écohérence » »

  1. Commentaires

    Je ne connaissais pas l’expression « dématérialiser l’économie », mais je sens que je vais beaucoup l’utiliser ! Merci Apo
    Commentaire n°1 posté par Hélène H ( http://taches-et-couleurs.over-blog.fr/ ) le 28/04/2009 à 22h40

    J’ai toujours prféré faire reparer mes trucs, mais j’ai du plus en plus de mal à trouver des reparateurs pour, p.e la playstation, cassé à cause du grignotage du lapin, l’imprimante, etc…on me dit que ça coute moins cher d’en acheter un autre…ben zut!

    j’aimais bien, à mon époque, les docteurs qui venaient reparer les poupees, à l’école…il y a des poupees qu’on aime beaucoup, et on veut les garder…rien de mieux!!!
    Commentaire n°2 posté par esther le 29/04/2009 à 19h14

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