Meilleurs Voeux pour 2017 et bilan efficacité

Janvier est le moment de faire le bilan de mon thème de l’année qui était l’efficacité. En effet chaque année, plutôt qu’une liste de résolutions, je choisis un thème pour l’année sur lequel j’aimerais progresser.

En 2016 j’ai donc essayé d’être plus efficace et notamment de réduire ma consommation de réseaux sociaux. J’ai testé différentes astuces pour être plus productive dont plusieurs qui marchent bien comme utiliser son téléphone pour prendre de bonnes habitudes, tirer parti de son mode d’organisation naturel ou liquider les tâches qui prennent moins de 2 minutes.

Cette année aura été marquée par la naissance d’une petite fille qui m’aura forcée à arrêter de perdre mon temps, dans la vraie vie et sur internet. Rien de tel qu’un bébé pour vous aider dans votre détox numérique!

Pour 2017 je n’ai pas eu de mal à trouver un thème qui reste dans la continuité de mes précédentes résolutions : ce sera l’organisation. Mon but est de mieux m’organiser pour faire tout ce que j’ai à faire tout en m’occupant d’un petit bébé. Accessoirement j’aimerais trouver du temps pour dessiner et pour bloguer… et arriver à manger autre chose que des raviolis.

Je vous souhaite une très bonne Année 2017!


carte de voeux illustrée

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Coups de coeur de novembre 2016

Voici mes coups de cœur du mois de novembre :

* Accepter ses imperfections pour enfin passer à l’action

* Quelques liens si vous vous intéressez aux initiatives de mode éthique en Begique

La boutique de vente en ligne Made and more vend des vêtements fabriqués de manière éthique en Europe .

En plus haut de gamme, le créateur Bruno Pieters a fondé la marque de luxe éthique Honest By basée sur la transparence.

Le blog The Flonicles donne des idées pour s’habiller slow fashion sans trop dépenser.

L’antenne belge de la Fashion Revolution relaie des initiatives de mode éthique en Belgique.

* La mode éthique et green devient plus accessible

Un article de ConsoGlobe qui mentionne mon blog 🙂

* Il n’y a pas de honte à porter deux fois de suite la même tenue de cérémonie (en anglais)

Jen du blog Tartan Brunette nous rappelle que les vêtements qu’on aime sont faits pour être portés plus d’une fois et illustre son propos avec une jolie robe noire qu’elle a déjà portée à deux mariages.


Dessin inspiré d'une photot de Jen du blog Tartan Brunette en petite robe noire à un mariage


Dessin inspiré d’une photot de Jen en petite robe noire

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Coups de coeur d’octobre 2016

Voici mes coups de cœur du mois d’octobre :

* Une enquête sur le Made in France dans les magasins de jouets avec une liste de marques de jouets fabriqués en France (en pdf)

* 10 exercices de relaxation à essayer chez soi

* Les looks de working girl éthiques de l’actrice Emma Watson

Récemment Emma Watson a porté à plusieurs occasions des tenues éthiques dans le cadre de son engagement féministe et a même réalisé une collection capsule en collaboration avec la marque de mode éthique Zady. Ses tenues élégantes et classiques sont à retrouver sur son compte instagram.


essin inspiré d'une photo d'Emma Watson en jupe beige et pull noir de sa collection capsule en collaboration avec Zady


Dessin inspiré d’une photo d’Emma Watson en jupe et pull de sa collection capsule en collaboration avec Zady

* La monétisation des blogs vue par Victoria du blog Mango & Salt

* L’histoire (politique) des poches dans la mode féminine (en anglais)

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Coups de coeur de septembre 2016

Alors que je suis un peu trop occupée dans la vraie vie pour alimenter mon blog autant que je le voudrais en ce moment, j’ai quand même quelques coups de cœur du mois à partager avec vous :

* Une conversation entre l’actrice et activiste Emma Watson and l’auteure de Persépolis, Marjane Satrapi

* Une photo qui me donne envie de me mettre à l’afternoon tea


buffet d'un afternoon tea


Un buffet qui accompagne l’afernoon tea. Photo : Livia Firth

* Les grandes entreprises ont de plus en plus de comptes à rendre sur la question des droits humains

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Coups de coeur d’août 2016

J’espère que votre rentrée s’est bien passée. Voici mes coups de cœur d’août pour reprendre du bon pied :

* Pourquoi on retrouve les mêmes décos partout dans le monde

* Un look moitié vacances moitié rentrée


dessin inspiré d'une photo de Pernille Teisbaek en pull marine et jupe rayée assortie


dessin d’après une photo de la blogueuse Pernille Teisbaek en pull marine et jupe rayée

* Les conseils du blog A Little Piece pour une rentrée zen

* Un mode d’emploi du minimalisme

* J’arrête la course aux réseaux sociaux

* Du linge de maison bio en supermarché

J’ai déjà acheté plusieurs fois des serviettes et du linge de lit de la gamme bio de Tex Home, la marque distributeur de Carrefour et je suis assez satisfaite de la qualité. Le point noir est l’absence d’information sur les conditions de fabrication. Le point positif est que cela permet d’acheter du linge de maison en coton biologique même si on a un budget limité.


gants de toilette en coton bio Tex Home pour Carrefour

* Des astuces pour identifier les vêtements de qualité (en anglais)

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J’arrête la course aux réseaux sociaux

J’écris peu de billets d’humeur mais là je suis en pleine réflexion sur les réseaux sociaux alors pourquoi pas un article histoire de faire le point sur les différents réseaux sociaux que j’ai testés et comment bien les utiliser.

Tout a commencé il y a quelques années avec des invitations par email de connaissances qui me proposaient de les rejoindre sur un nouveau site, Facebook. Pour être franche je n’ai jamais accroché avec Facebook. Je trouve que ce site fait surtout perdre son temps et je n’aime pas le non-respect de la vie privée des utilisateurs. C’est d’ailleurs pour ça que mon blog n’a pas de page facebook.

Et puis d’autres réseaux sociaux se sont créés. Je me suis inscrite sur certains comme Pinterest (pour faire des tableaux d’inspirations) ou Hellocoton (le réseau social des blogueuses) dans l’idée de promouvoir un peu mon blog. J’avais du lire des articles du type « 10 astuces pour devenir une blogueuse influente rapidement et sans se fatiguer » qui citaient ces sites comme incontournables pour obtenir de nouveaux lecteurs. Mais si j’en crois mes statistiques, dans les faits ils ne m’ont pas apporté tant de lecteurs que ça.

Twitter (le site où chaque message est limité à 140 caractéres) c’était différent. Ce qui m’a attiré sur ce site c’est l’accessibilité des Twittos. Il est possible de lancer une discussion avec n’importe qui et je trouve ça très enrichissant. Je ne me suis jamais sentie limitée par le fait que les tweets sont limités à 140 caractères et encore aujourd’hui Twitter est mon réseau social préféré. J’y fais de la veille et j’ai pu y rencontrer de très chouettes personnes.

Le dernier réseau social que j’ai testé (même si j’ai beaucoup de mal à le faire marcher) est Instagram. J’y ai retrouvé des blogueuses et des illustrateurs qui avaient délaissé leurs blogs. Instagram est un réseau social de partage de photos. On y voit beaucoup de gens publier des selfies, des photos de leurs vacances ou de leur déjeuner mais heureusement en cherchant un peu, on y trouve aussi des choses intéressantes.

En ce moment, le nouveau réseau social à la mode est Snapchat (où on envoie des photos et vidéos qui s’effacent après avoir été vues) alors qu’Instagram, qui était le réseau à suivre il y a quelques mois, est en train de perdre de la vitesse. C’est en lisant nombre de blogueuses appelant à les suivre sur Snapchat que j’ai réalisé qu’on était dans un cycle sans fin. Tous les ans, on va avoir droit au nouveau réseau social tendance qui va éclipser les autres… jusqu’au suivant.

Je n’ai pas l’intention de m’inscrire à 50 réseaux sociaux, surtout quand je m’aperçois avec le recul que certains ne m’ont rien apporté du tout. Quand on a un blog, c’est la norme d’être actif sur tous les principaux médias sociaux. Mais mon objectif est d’être plus sélective désormais. On n’est pas obligé de s’inscrire sur tous les réseaux sociaux. Je pense qu’il faut les choisir en fonction de ses intérêts. Par exemple je fais pas de vidéo donc m’inscrire sur youtube n’a aucun intérêt. A l’inverse, Instagram est un média intéressant pour partager mes dessins et photos (et une motivation pour sortir plus souvent mon appareil photo). Suivant la même logique, je ne vais pas m’inscrire sur Snapchat parce que je ne vois pas ce que ce nouveau réseau peut m’apporter de plus que les autres.

bd : snapchat

Par ailleurs, les réseaux sociaux ont un gros défaut pour moi : la gigantesque perte de temps qu’ils entraînent. Les réseaux sociaux sont les pires ennemis des procrastineurs. D’autant que, comme l’explique cet article, leurs concepteurs font tout pour que l’on passe le plus de temps possible sur leurs sites et pour nous rendre accro. Un petit coup d’oeil sur tous les gens qui n’arrivent pas à décoller le nez de leur smartphone suffit à montrer qu’ils ont réussi leur coup.

Alors comment on fait pour ne plus perdre son temps sur ces sites addictifs et chronophages?

* Prendre du recul

En 2014 déjà, la blogueuse Eleusis Megara se demandait si les blogs étaient dangereux pour la santé. De la même façon Les réseaux sociaux sont des outils très utiles mais ils peuvent aussi avoir des effets négatifs : la jalousie devant l’étalage de biens matériels, la frustration devant des personnes qui affichent des vies parfaites, le culte de la minceur qui se cache derrière la mode « healthy », le marketing déguisé, le fait de juger les gens sur leur nombre de followers… Ca vaut le coup de prendre un peu de temps pour évaluer le positif et le négatif que nous apportent les réseaux sociaux et pourquoi pas de faire un tri dans les personnes que l’on suit.

* La déconnexion

La déconnexion totale, c’est la solution choisie par l’instagrameuse Essena O’Neill. En 2015, sa vidéo confession (en anglais) avait fait le tour du web. Elle y dénonçait la fausseté des réseaux sociaux, l’obsession des likes et la publicité cachée. Elle a ensuite supprimé tous ses comptes sur les réseaux sociaux. C’est une technique de gain de temps radicale mais efficace.

dessin avec une citation tirée de la vidéo d'Essena O'Neill : Votre vie n'a pas besoin d'être validée sur instagram pour être une belle vie

* La détox

Une déconnexion temporaire pour un week-end ou pour un mois permet de prendre conscience de tout le temps qu’on gagne en n’étant plus connecté. Si c’est trop dur, on peut aussi se fixer un nombre d’heures par jour à ne pas dépasser comme pour le défi détox numérique des idées de Samia.

* Poser des limites

On peut se fixer des règles pour ne pas se laisser envahir par les réseaux sociaux. Par exemple :
– pas de smartphone dans sa chambre à coucher
– pas de réseaux sociaux à certaines heures (pendant les repas, 1 heure avant de dormir…)
– couper les notifications sur son smartphone


L’idéal est d’écrire ces « règles » sur un papier à portée de regard.

Quant à moi j’ai réussi à diminuer ma consommation de réseaux sociaux sans grand mérite : le simple fait de me remettre en question, une lassitude de ma part et aussi la baisse de fréquentation actuelle des réseaux sociaux traditionnels m’ont amenée à y aller moins souvent. Je suis contente d’avoir gagné un temps précieux sans faire de gros efforts.

dessin : J'ai fini mon article de critique des réseaux sociaux ! Il ne me reste plus qu'à le promouvoir sur Facebook, Twitter, Hellocoton, Instagram, Pinterest...

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Coups de coeur de juillet 2016

Voici mes coups de cœur de juillet :

* Le retour des mouchoirs en tissu

On dirait que les mouchoirs en tissu sont de retour. Stelda l’avait déjà prédit en 2011 et alors que je me plaignais sur twitter de la difficulté à trouver des mouchoirs en tissu, elle m’a suggéré de chercher dans les vieilles boutiques de vêtements en province, chez Damart ou la Blanche Porte. On en trouve aussi en ligne : Manon de Happy New Green a ainsi testé les mouchoirs de la marque Caro et Eva Minimal Bee a trouvé les siens sur God Save the teatime.
Quant à moi, fidèle à mon esprit de réutilisation, j’ai retrouvé quelques mouchoirs en tissu qui étaient cachés dans mes affaires. J’espère ainsi réduire ma consommation de mouchoirs en papier.


mouchoirs en tissu

* Gérer sa garde-robe quand on a un poids variable

* La robe bulles de la collection Haute Couture automne-hiver 2016-2017 d’Iris Van Herpen


dessin : robe bulles de la collection Haute Couture automne-hiver 2016-2017 d'Iris Van Herpen

* Un corps parfait pour l’été ?

* Elisabeth Vigée Le Brun, de portrait en portrait

* Des conseils pour acheter ses vêtements de 2de main (en friperies, vide-dressings ou brocantes)

* Les microbilles plastiques qui polluent les océans seront interdites dans les cosmétiques en France en 2018

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Elisabeth Vigée Le Brun, de portrait en portrait

L’exposition sur Elisabeth Vigée Le Brun au Grand Palais à Paris cet hiver m’a permis de découvrir l’oeuvre de cette artiste que je connaissais surtout par ses portraits de Marie-Antoinette.


Autoportrait au ruban cerise vers 1782 par Elisabeth Vigée Le Brun


Autoportrait « au ruban cerise » vers 1782 (Cliquez sur les images pour les agrandir)

Cette femme a une histoire digne d’un roman. Fille d’un artiste pastelliste, elle commence très jeune à dessiner. De portrait en portrait, elle est recommandée à la reine Marie-Antoinette dont elle devient la peintre officielle.


Marie-Antoinette en chemise vers 1783 par Elisabeth Vigée Le Brun


Marie-Antoinette en chemise vers 1783. Ce tableau a été critiqué parce que la reine est représentée en tenue d’intérieur (un peu comme si elle portait une chemise de nuit).


Marie-Joséphine Louise de Savoie, comtesse de Provence en chemise en 1782 par Elisabeth Vigée Le Brun


Marie-Joséphine Louise de Savoie, comtesse de Provence et belle-soeur de Louis XVI (elle aussi en chemise) en 1782

A la Révolution Française, il ne fait pas bon être proche de Marie-Antoinette. Elle fuit la France avec sa fille et voyage partout en Europe. Sa renommée et son tempérament sociable l’aident à s’intégrer dans les différentes cours d’Europe. Indépendante financièrement, elle gagne sa vie en portraiturant la haute société et les célébrités du temps. J’ai retrouvé dans ses tableaux des personnages rencontrés dans les livres d’histoire.

Vigée Le Brun dévoile le caractère de ses modèle en jouant sur les poses, les fonds, elle représente certains personnages avec une rose, un livre ou une partition. Mais ses tableaux gardent en commun une certaine douceur.


Isabella Teoto chi Marini en 1792 par Elisabeth Vigée Le Brun


Isabella Teoto chi Marini en 1792. Ce tableau était destiné à Dominique Vivant Denon, l’amoureux d’Isabella.


La princesse Karoline Felicitas Engelberte von und zu Liechtenstein en 1793 par Elisabeth Vigée Le Brun


La princesse Karoline Felicitas Engelberte von und zu Liechtenstein en 1793

A l’époque le portrait remplace la photographie. Il sert aussi à se faire connaître et à se montrer à son avantage. Et Elisabeth Vigée Le Brun a l’art de photoshoper d’embellir ses modèles.

En plus des portraits, Elisabeth Vigée Le Brun a peint de nombreux tableaux de familles et portraits d’enfants.


Jeanne Julie Louise Le Brun se regardant dans un miroir en 1787 par Elisabeth Vigée Le Brun


Jeanne Julie Louise Le Brun se regardant dans un miroir en 1787. Sur ce tableau Vigée Le Brun a représenté sa fille Julie dont elle était très proche


Alexandrine Emilie Brongniart en 1788 par Elisabeth Vigée Le Brun


Alexandrine Emilie Brongniart en 1788 (Si son nom vous dit quelque chose, c’est sans doute parce son père Alexandre Brongniart a été l’architecte de la Bourse de Paris)

Ce qui est intéressant aussi est l’évolution des coiffures et des tenues au fur et à mesure que les modes changent comme entre les deux tableaux suivants qui ont 30 ans d’écart.


La comtesse de la Châtre vers 1789 par Elisabeth Vigée Le Brun


La comtesse de la Châtre vers 1789


Tatiana Borssovna Potemkina vers 1820 par Elisabeth Vigée Le Brun


Tatiana Borssovna Potemkina vers 1820

Elisabeth Vigée Le Brun aurait aimé être peintre d’histoire, la catégorie la plus prestigieuse à l’époque, et peindre des scènes historiques et mythologiques mais la morale interdisait aux femmes de peindre des hommes nus. Ca ne l’empêchera pas de peindre des peintures inspirées de la mythologie comme cette bacchante qui a les traits de Lady Hamilton.


Lady Hamilton en bacchante dansant devant le Vésuve en 1792 par Elisabeth Vigée Le Brun


Lady Hamilton en bacchante dansant devant le Vésuve en 1792

Elisabeth Vigée Le Brun est autorisée à revenir en France sous Napoléon. Elle continuera à peindre des portraits et aussi à dessiner des paysages au pastel juqu’à un âge avancé.

Pour en savoir plus :

* Le site de l’exposition du Grand Palais

* L’exposition Vigée Le Brun est encore visible au Musée des Beaux Arts d’Ottawa au Canada jusqu’au 11 septembre 2016

* « Le fabuleux destin d’Elisabeth Vigée Le Brun, peintre de Marie-Antoinette », un documentaire d’Arte

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Coups de coeur de juin 2016

Voici mes coups de cœur de juin, avec un petit peu d’été dedans :

* Décrypter les étiquettes d’origine des vêtements

* Nos amis les complexes

* Deux nouveaux guides d’achats éthiques utiles pour l’été

Happy New Green partage ses sélection d’espadrilles éthiques et de T-shirts basiques

* Une atmosphère de vacances


dessin : piscine et palmiers

* Quels sont les critères qui font qu’un vêtement est éthique?

* Deux méthodes pour prendre de bonnes habitudes sans effort (en anglais)

* Raccommoder en pleine conscience (en anglais)

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Made in France ou made in China? Les étiquettes d’origine des vêtements

Les étiquettes d’origine servent à informer sur la provenance des vêtements… à condition de savoir les décrypter. L’idée de cet article est venue d’une curieuse étiquette « créé en France » sur un manteau. Comment ça « créé en France »? Mais qu’est-ce que ça veut dire? Je me suis donc intéressée de plus près aux étiquettes indiquant la provenance de nos vêtements.

dessin d'une femme qui lit l'étiquette d'origine d'un vêtement

* L’étiquette « créé en France »

étiquette de vêtement créé en France

Revenons à notre manteau avec l’indication « créé en France ». En cherchant, j’ai fini par trouver une seconde étiquette à l’intérieur du manteau qui disait « made in China ». On a donc un manteau qui a été dessiné en France mais fabriqué en Chine.

Pour moi cette étiquette est très limite car elle peut induire le consommateur en erreur : si on ne fait pas attention on peut penser que le vêtement est fabriqué en France. Si la marque voulait être transparente, elle écrirait sur la même étiquette « conçu en France et fabriqué en Chine » par exemple.

Bref quand il y a écrit « créé en France », il faut traduire par « fabriqué ailleurs ».

C’est la même chose pour d’autres mentions fantaisistes comme « designed in France », « conçu en France », « création française » etc.

étiquettes de vêtements : designed in France, créé en France, conception française

* L’étiquette « made in France »

L’étiquette « made in France » sur un vêtement indique qu’il a subi sa « dernière transformation substantielle » en France. Ca veut dire qu’il est au moins en partie fabriqué en France. Mais c’est tout à fait possible qu’une partie de la fabrication soit faite à l’étranger.

La présence ou l’absence de cette étiquette est instructive pour vérifier si un vêtement est bien fabriqué en France. Je pense par exemple à Saint James qui est une marque emblématique du made in France. En allant dans une boutique Saint James, j’ai remarqué que certains vêtements ont une étiquette « made in France » et d’autres non. Cette bizarrerie s’explique quand on sait Saint James produit environ 60% de sa production en France et le reste à l’étranger. D’où l’intérêt de lire les étiquettes pour les marques qui fabriquent en partie en France comme Saint James mais aussi Repetto, Armor-Lux ou Agnès b.

2 pulls Saint James : sur l'étiquette de celui du bas il est écrit made in France mais sur celui du haut il n'y a pas d'origine mentionnée

2 pulls Saint James : celui du bas est fabriqué en France mais pas celui du haut

* L’étiquette « made in + nom d’un autre pays »

L’étiquette « made in » indique le lieu de la dernière étape de fabrication du vêtement. Un vêtements made in Italy peut être en partie confectionné en Chine par exemple puis terminé en Italie.

Par ailleurs, saviez vous que « made in PRC » ça veut dire « fabriqué en Chine »? PRC est l’abbréviation de People’s Republic of China (en français, République populaire de Chine). On peut se se demander si ils ont trouvé un nouveau nom parce que « made in China » n’était pas vendeur.

* L’étiquette « origine France garantie »

label origine France garantie

L’étiquette « origine France garantie » est un label qui a été créé pour mettre en avant des produits qui ont été fabriqués principalement en France. Si un vêtement porte ce label, ça veut dire que au moins 50% du prix de revient du vêtement a été acquis en France.

On ne le croise pas tout les jours mais j’ai déjà vu par exemple des chaussons à Carrefour et à Monoprix qui portaient ce label et dont le prix était tout à fait raisonnable.

* Quand il y a écrit un nom de lieu

Quand le nom de la marque comprend un nom de lieu ça ne donne aucune information sur l’endroit où le vêtement est fabriqué. Par exemple on peut acheter des vêtements de marques comme « Les Prairies de Paris », « La Commune de Paris » ou « Le Mont Saint Michel » qui ne sont pas made in France. Pourtant ces marques ont des noms bien français. De la même façon vous pouvez acheter des vêtements « Burberry London » ou « London Fog » qui ne sont pas fabriqués au Royaume-Uni.

étiquette d'imperméable London Fog made in China

Mon imper London Fog n’a été fabriqué à Londres mais en Chine

* Et si il n’y a pas d’étiquette

A ce jour l’étiquetage de l’origine de fabrication des vêtements n’est pas obligatoire. Parfois ce n’est simplement pas indiqué. A ce propos voici une petite anecdote en images qui m’est arrivée il y a quelques temps dans un grand magasin parisien :

bd : c'est fabriqué où?

Vous l’aurez compris, si une marque n’indique pas le lieu de fabrication de ses vêtements, c’est qu’elle veut cacher quelque chose.

* Qu’est-ce que le pays de fabrication nous apprend sur les conditions de fabrication des vêtements?

Et bien en général les conditions de travail sont meilleures en Europe de l’Ouest, au Japon ou en Amérique du Nord parce qu’il y a un code du travail plus strict et que les entreprises sont contrôlées.

Après, plus on va vers l’Asie, plus les conditions de travail sont mauvaises. Une entreprise qui fait fabriquer dans des pays comme le Bangladesh sait très bien que les normes du travail ne sont pas strictes, qu’il y a de la corruption et qu’il y a peu de contrôles. Et c’est aussi ce qui l’intéresse car les prix y sont donc moins cher. Et oui, car respecter les règles par exemple quand on construit des bâtiments aux normes, ou quand on évite de rejeter des substances polluantes dans l’environnement, ça a un prix.

Mais on ne peut pas généraliser : tout ce qui vient d’Asie n’est pas fabriqué dans des ateliers de misère. Je pense à People Tree par exemple qui fabrique des vêtements éthiques au Bangladesh dans de bonnes conditions.

De la même façon, tout ce qui vient d’Europe n’est pas forcément fabriqué dans de bonnes conditions. On peut citer l’Italie où la ville de Prato est peuplée de milliers d’immigrants clandestins chinois qui travaillent dans des conditions déplorables pour fabriquer vêtements et accessoires « made in Italy ».

* Vers plus de transparence?

Une loi pour rendre obligatoire l’étiquetage du lieu de fabrication est en cours de négociation au niveau européen. Les produits non alimentaires dont les vêtements porteraient la mention « made in » plus le nom du pays de la dernière étape de fabrication du produit. Pour les vêtements fabriqués en Europe, le fabricant pourrait simplement indiquer « made in Europe ».

C’est un premier pas vers plus de transparence. En attendant, lire les étiquettes est utile mais pas suffisant pour s’informer sur ce qu’on achète. Pour ça, il faut encore faire son enquête soi-même en interrogeant les marques et en faisant des recherches sur internet.

Plus d’infos :
Des marques en partie ou en totalité made in France